Zoom sur un pays

Le MEDEF National





MEDEF Actu-Eco de la semaine du 7 au 11 mai 2012

FRANCE

1.Déficit commercial entre le 1er trimestre 2011 et le 1er trimestre 2012 : creusement de -59,9 milliards d’euros à -69,3 milliards d’euros en cumul sur un an

2.Production industrielle en mars 2012 : +1,4% sur un mois, -0,5% entre le 4ème trimestre 2011 et le 1er trimestre 2012

3.Immatriculations de véhicules neufs en avril 2012 : -5,9%, repli imputable aux voitures de marques étrangères

4.Budgets d’investissement 2012 dans l’industrie : +6%, après +11% en 2011

INTERNATIONAL

5.Créations d’emploi aux Etats-Unis en avril 2012 : nouveau ralentissement

6.Tendances récentes des marchés

Le déficit commercial FAB-FAB s’est réduit de quelque 550 millions d’euros en
mars 2012
, passant de -6,3 milliards d’euros en février à -5,7 milliards d’euros. C’est le résultat d’un repli plus important des importations (-2,6%), après les importants achats énergétiques de février (vague de froid), que des exportations (-1,5%). Les échanges extérieurs ont ainsi interrompu leur progression.

Au 1er trimestre 2012, les échanges restent dynamiques. Les importations ont progressé plus vivement (+2,4%) que les exportations (+1%), du fait d’un nouvel alourdissement de la facture énergétique. Le déficit s’est donc creusé de -15,5 milliards d’euros au 4ème trimestre 2011 à -17,4 milliards d’euros.

En glissement sur quatre trimestres, le déficit FAB-FAB s’est creusé de 9,4 milliards d’euros, passant de 59,9 milliards d’euros au 1er trimestre 2011 à -69,3 milliards d’euros au 1er trimestre 2012.
En données FAB-CAF (définition permettant des comparaisons sectorielles et géographiques), il est passé de -76,7 milliards d’euros à -86 milliards d’euros.

Sur le plan sectoriel, toujours en cumul sur quatre trimestres, cette dégradation de quelque 10 milliards d’euros du déficit est entièrement imputable à la balance énergétique (creusement du déficit de près de 13 milliards d’euros en un an). L’excédent agroalimentaire s’est accru de 2,6 milliards d’euros et le déficit industriel s’est réduit de 1,2 milliards d’euros.

Sur le plan géographique, cette dégradation est imputable à hauteur de 60% à celle de nos échanges avec les autres pays membres de l’Union européenne (45,5% du déficit total). En revanche, notre déficit avec l’Asie s’est réduit de 1,3 milliard d’euros (71% du déficit avec l’Union européenne, contre 86% un an plus tôt).


En mars 2012, l’indice de la production dans l’industrie manufacturière a augmenté de +1,4% en volume, faisant plus qu’annuler la baisse de -0,9% enregistrée en février. Sur un an, la production a quasiment stagné (-0 ,3%).

Malgré ce rebond de mars, la production industrielle demeure sur une tendance à la baisse d’un trimestre à l’autre : -0,5% au 1er trimestre 2012, après -0,8% au 4ème trimestre 2011. Cette évolution est tout d’abord liée à la forte contraction de la production dans la cokéfaction et le raffinage (-14,3%), en raison de l’arrêt de raffineries pour maintenance. Il n’en reste pas moins qu’aucun des grands secteurs industriels n’est épargné par ce mouvement de baisse.

Entre le 1er trimestre 2011 et le 1er trimestre 2012, la production a diminué de -1,7%. C’est une baisse générale, à l’exception des industries agricoles et alimentaires qui s’inscrivent en très légère progression (+0,5%).

La production manufacturière du 1er trimestre 2012 reste ainsi inférieure de près de 12% à son niveau du printemps 2008.


En avril 2012, les immatriculations de voitures neuves particulières  et commerciales se sont contractĂ©es de -5,9%, retombant ainsi sous la barre des 1,9 million en rythme annualisĂ©. Ce repli rĂ©sulte de celui des immatriculations de voitures de marques Ă©trangères (-12,2%), les immatriculations de voitures de marques françaises ayant quasiment stagnĂ© (-0,2%).

Sur un an, les immatriculations totales se sont réduites de -5,2%.

En moyenne mobile sur les trois derniers mois connus (février-mars-avril), les immatriculations ont baissé de -6,2% par rapport aux trois mois précédents : -14,5% pour les voitures de marques étrangères, +2,4% pour les voitures de marques nationales.

La baisse de -16,7% sur un an, qu’il s’agisse de voitures de marques étrangères ou de marques nationales, tient à un effet de base : en effet, les immatriculations du 1er trimestre 2011 étaient restées particulièrement soutenues en raison de la fin de la prime à la casse.


L’enquête INSEE d’avril 2012 sur les dépenses d’investissement dans l’industrie manufacturière (1/4 de l’investissement du secteur productif) confirme la dynamique d’investissements des industriels en 2012.

Quatre observations :

  • rĂ©vision Ă  la baisse des investissements pour 2012 (+6%, contre +7% dans l’enquĂŞte de janvier). Or comme ceux de 2011 ont Ă©tĂ© rĂ©visĂ©s Ă  la hausse (+11%, contre +10% dans l’enquĂŞte de janvier), le montant des budgets d’investissement reste le mĂŞme en 2012 ;
  • rĂ©vision Ă  la baisse pour 2012 entre l’enquĂŞte de janvier et celle d’avril qui concerne l’ensemble des secteurs Ă  l’exception de celui des matĂ©riels de transport (+17%, contre +15% en janvier), et plus spĂ©cifiquement dans l’automobile (+28% contre +19% en janvier) ;
  • lĂ©gère modification de la destination des investissements en 2012 : hausse de la part des investissements pour des projets liĂ©s Ă  la sĂ©curitĂ©, l’environnement, les conditions de travail (22% contre 20% en 2011), qui sont des investissements rĂ©pondant largement Ă  des obligations lĂ©gales ;

  • sur la base de ces anticipations, les dĂ©penses d’investissement en 2012 resteraient infĂ©rieures de 6% Ă  celles de 2008, et de près de 12% Ă  celles de 2000.

Ces chiffres confirment donc le dynamisme des investissements pour l’année 2012. Il reste à s’assurer que les conditions de financement ne viennent pas
compromettre leur concrétisation
. A cet égard, les éléments disponibles font apparaitre des situations contradictoires :

  • tassement du taux de marge dans l’industrie manufacturière fin 2011, d’après les comptes nationaux, et dĂ©gradation des rĂ©sultats bruts d’exploitation au 1er trimestre 2012, selon la Banque de France ;
  • lĂ©ger assouplissement des conditions d’octroi de crĂ©dit au 1er trimestre 2012 et situation de trĂ©sorerie dans l’industrie proche de la moyenne de longue pĂ©riode, selon les enquĂŞtes de la Banque de France.


Les créations d’emploi ont ralenti aux Etats-Unis pour le troisième mois
consécutif
: +115 000 en avril 2012, +154 000 en mars (+120 000 dans la première estimation). Elles étaient en effet de l’ordre de 250 000 en moyenne fin 2011-début 2012.
Le secteur privé a créé 130 000 emplois en avril 2012, poursuivant ainsi son redressement. En revanche, l’emploi du secteur public continue de se tasser avec 15 000 suppressions d’emploi.

Ce ralentissement des créations d’emplois n’a pas empêché le taux de chômage de reculer encore, s’affichant désormais à 8,1% de la population active, son plus bas niveau depuis début 2009. Cette baisse du taux de chômage aux Etats-Unis s’explique par le fait que des personnes se retirent du marché du travail, découragées par leur recherche d’emploi. D’où une baisse du taux de participation au marché du travail (63,6% en avril contre 63,8% en mars), taux mesurant la population active en pourcentage de la population en âge de travailler.



Télécharger le pdf

Voir l’article sur le site du MEDEF National

Nouvelles de Bruxelles

Programme pour la croissance, situation économique française, réforme de la régulation bancaire, traité de stabilité, sommet sur la croissance et l’emploi, calendrier européen, législatives grecques…

La Commission européenne a lancé, le 9 mai, un programme pour la croissance

La Commission a prĂ©sentĂ© une dĂ©claration – Le temps de la dĂ©cision: agir pour la croissance, agir pour l’emploi – qui combine assainissement budgĂ©taire, stabilitĂ© et croissance. Il ne s’agit pas de renĂ©gocier les traitĂ©s mais d’avancer sur des propositions concrètes. PrioritĂ© aux industries de rĂ©seau, Ă  l’innovation, au numĂ©rique et Ă  la croissance verte. La Commission envisage de renforcer les fonds de la BEI. Elle propose de recourir aux emprunts obligataires afin d’associer fonds publics et privĂ©s pour financer les infrastructures clĂ©s.

La situation économique de la France examinée à Bruxelles le 30 mai

Le 30 mai, la Commission adoptera des recommandations adressées à chaque État membre sur sa situation et les réformes à conduire. Ces recommandations par pays seront examinées par le conseil affaires sociales du 21 juin et par le conseil ECOFIN le 22 juin. La réunion du Conseil européen du 28 juin conclura le semestre européen 2012, nouvelle procédure de coordination entre Etats.

Réforme de la régulation bancaire : calendrier serré et débats tendus

Sur fond de désaccords entre Suède et Royaume-Uni, les négociations se poursuivent entre ministres des Finances et Parlement européen. Votes attendus les 14 et 15 mai. Il s’agit de boucler le paquet CRD4, la mise en oeuvre des accords de Bâle 3 sur les fonds propres des banques. L’enjeu : assurer un niveau qui ne compromette pas le financement de l’économie, en particulier pour le crédit-export.

Le traité de stabilité, de coordination et de gouvernance en cours de ratification

Slovénie, Grèce et Portugal ont déjà ratifié le nouveau traité. L’Irlande procédera à référendum le 31 mai. Le parlement allemand votera, à la majorité des deux tiers, après les législatives françaises. Ce traité, signé par 25 pays, entrera en vigueur le 1er janvier 2013 si douze au moins des dix-sept membres de la zone euro l’ont alors ratifié. Le texte limite à 0,5% du PIB le déficit structurel des budgets nationaux. Il instaure une «règle d’or» à transposer dans les constitutions nationales et renforce les sanctions en cas de non-respect des règles du pacte de stabilité et de croissance.

Sommet européen informel sur la croissance et l’emploi le 23 mai

Un conseil informel des chefs d’Etats et de gouvernement se réunira à Bruxelles le 23 mai. A l’ordre du jour : la relance de la croissance en Europe. Il s’agira de préparer les décisions qui seront annoncées au Conseil européen du 28 juin.

Le calendrier européen du nouveau président français

François Hollande a rencontré le président du Conseil, Herman van Rompuy, à Paris le 9 mai et Jean Claude Juncker, président de l’eurogroupe, le 10 mai. Il verra Angela Merkel à Berlin le 15, puis se rendra le 18 à Camp David pour le G8. Il participera au sommet informel le 23 mai à Bruxelles, puis au sommet du G20 à Los Cabos (Mexique) le 18 juin et enfin au Conseil européen les 28 et 29 juin.

Le résultat des élections législatives du 7 mai en Grèce change la donne politique

Nouvelle Démocratie (conservateurs) 18,8% (108 sièges), Syriza (extrême gauche) 16,7% (52), Pasok (socialistes) 13,2% (41), Grecs Indépendants (nationalistes) 10,6% (33), KKE (communiste) 8,5% (26), Aube Dorée (extrême droite) 6,9% (21), Gauche démocrate (gauche radicale) 6,2% (19). Les deux partis traditionnels, conservateurs de la Nouvelle Démocratie et socialistes du Pasok, qui avaient voté les plans d’austérité en 2011, ne sont plus en mesure de former une majorité. Toutes les autres formations avaient fait campagne contre la rigueur.

Voir l’article sur le site du MEDEF National

Bilans GES : accédez aux facteurs d’émissions avec le nouveau site Base carbone

L’ADEME a rendu public le site de la Base carbone le 29 mars. Cette base des facteurs d’émissions a vocation à s’adresser à toutes les organisations désireuses de réaliser un bilan GES, réglementaire ou volontaire, sur des émissions directes ou sur l’ensemble des émissions indirectes. La base permet également de calculer la quantité de dioxyde de carbone émise dans le cadre des prestations de transport.

Les principes fondamentaux de la Base Carbone® sont les suivants :

  • une consultation libre de l’ensemble des valeurs et documentations associĂ©es ;
  • un enrichissement rĂ©gulier par l’amĂ©lioration d’une valeur existante ou la proposition d’une nouvelle valeur via un dispositif de « mise en dĂ©bat » durant une durĂ©e minimum de 3 mois ;
  • un ComitĂ© de Gouvernance qui se rĂ©unit tous les 4 mois (le MEDEF y participe) et statue sur les propositions soumises via le site (après pĂ©riode de « mise en dĂ©bat » mentionnĂ©e ci-dessus);
  • une mise Ă  jour après chaque CoGo du statut des donnĂ©es et une conservation des donnĂ©es archivĂ©es.

Pour une utilisation plus large que la simple consultation des données, il est nécessaire de signer une licence qui peut être de 4 niveaux :

  • une licence CONTRIBUTEUR permettant de contribuer Ă  l’enrichissement de la base ;
  • une licence PACK INTERNE, rĂ©servĂ©e aux entreprises, collectivitĂ©s, universitĂ©s, qui souhaitent utiliser la base en interne. Cette Licence donne droit de contribuer, charger les donnĂ©es et les utiliser pour son propre compte ;
  • une licence PACK PRO principalement Ă  destination des Ă©diteurs de logiciels et/ou bureaux d’études, permettant de contribuer, charger les donnĂ©es et transfĂ©rer la Base Ă  un autre utilisateur (bureaux d’études, utilisateur final, etc.).
  • une licence d’UTILISATION, permettant de consulter et d’utiliser la base pour son propre compte. Cette Licence ne peut ĂŞtre qu’uniquement souscrite via un signataire d’une Licence PACK PRO.

Ces licences seront gratuites sauf les PACK PRO et PACK INTERNE qui, à la suite d’une période de rodage de quelques mois, seront rendues payantes moyennant une adhésion.

Le MEDEF participe au comité de gouvernance de la Base carbone et plaide pour que les secteurs concernés soient le plus possible associés à ces travaux en concertation avec l’ADEME.

>> Consulter la Base Carbone

Voir l’article sur le site du MEDEF National

Communiqué de presse

Le Medef soutient la proposition d’une rĂ©union des partenaires sociaux avec le prĂ©sident de la RĂ©publique avant les Ă©lections lĂ©gislatives.

Une telle rencontre permettrait de prĂ©ciser la mĂ©thode de travail et l’agenda social.

Dans cette perspective, le Medef est convenu avec plusieurs organisations syndicales de poursuivre Ă  une date ultĂ©rieure la nĂ©gociation paritaire, initialement prĂ©vue le 16 mai, sur le thème des accords de sauvegarde de l’activitĂ© et de l’emploi.

Voir l’article sur le site du MEDEF National

MEDEF Actu-Eco de la semaine du 30 avril au 4 mai 2012

FRANCE

1.Consommation des ménages en mars 2012 : -2,9% sur un mois, -2% sur un an
2.Crédits aux entreprises en mars 2012 : nouveau ralentissement des encours pour trésorerie, accélération de ceux pour investissements

EUROPE
3.Chômage dans la zone euro en mars 2012 : 10,9%, taux jamais atteint depuis la création de la zone euro

INTERNATIONAL
4.Croissance américaine au 1er trimestre 2012 : la reprise se modère
5.Climat des affaires aux Etats-Unis en avril 2012 : accélération de l’activité dans l’industrie, ralentissement dans le secteur non-manufacturier
6.Tendances récentes des marchés

La consommation des mĂ©nages en biens s’est nettement contractĂ©e en mars 2012 : -2,9% en volume, annulant ainsi le rebond du mois prĂ©cĂ©dent. Cette forte baisse est en grande partie  imputable Ă  celle des dĂ©penses en Ă©nergie (-11,3%), qui avaient rebondi en fĂ©vrier en raison de la vague de froid. Les dĂ©penses alimentaires et de textile-cuir s’inscrivent Ă©galement en baisse, de quelque -2,5% dans les deux cas.
Sur un an, la consommation totale des ménages en biens s’est réduite de -2%.

Au 1er trimestre 2012, les achats des ménages ont progressé de +0,2% sur le trimestre précédent, lequel avait enregistré une hausse de +0,3%. Cette quasi-stagnation du début de l’année recouvre notamment une forte contraction des achats liés à l’automobile (-5,6%) et une nette augmentation des dépenses énergétiques (+4%).

Sur un an, les achats du 1er trimestre ont diminué de -1,4%, poursuivant ainsi la tendance baissière enregistrée depuis le printemps 2011.

Cette atonie de la consommation des ménages en biens au 1er trimestre 2012 vient conforter la perspective d’une stagnation de l’économie française, voire une légère contraction.


Les encours de crédits aux sociétés non financières (données brutes) ont poursuivi, en mars 2012, leur ralentissement, entamé en novembre 2011 : +3,7% sur un an, après +4,2% en février et +4,8% en janvier. Ils ont atteint 820 milliards d’euros, retrouvant ainsi leur niveau d’octobre 2011.

Ce ralentissement des crédits aux sociétés non financières est imputable en totalité à celui des encours de crédits pour trésorerie : +1,1% sur un an en mars 2012, après +3% en février et +4,3% en janvier. Cette évolution plus modérée serait le signe de moindres difficultés de trésorerie, que confirme la dernière enquête AFTE / Coe-Rexecode auprès des trésoriers des grandes entreprises (avril 2012).

En revanche,  les encours de crĂ©dits des sociĂ©tĂ©s non financières pour investissement se sont nettement accĂ©lĂ©rĂ©s en mars : +5,6% sur un an, après +4,7% en fĂ©vrier et +4,8% en janvier. C’est un indice supplĂ©mentaire d’une orientation positive des investissements des entreprises, en dĂ©pit d’une situation financière toujours difficile.


Le taux de chômage harmonisé* dans la zone euro s’est accru en mars 2012, pour atteindre 10,9% de la population active, taux le plus élevé depuis la création de la zone euro. Il était de 9,9% un an plus tôt. La zone euro dénombre désormais 17,365 millions de chômeurs.

*-Eurostat calcule des taux de chômage harmonisés pour les Etats membres de la zone euro. Ces taux sont basés sur les définitions recommandées par l’Organisation Internationale du Travail (OIT). Le calcul est basé sur une source harmonisée, l’enquête communautaire sur les forces de travail.
Ils peuvent différer, et de façon parfois non négligeable, des statistiques nationales, ce qui est notamment le cas pour l’Allemagne (6,8%).

Ce taux de chĂ´mage global recouvre des  disparitĂ©s entre les Etats membres, qui peuvent aller de 1 Ă  6 (4% en Autriche et 24,1% en Espagne). A 10%, le taux de chĂ´mage de la France est infĂ©rieur Ă  la moyenne de la zone euro.
En revanche, le taux de chômage est à un niveau nettement plus bas en l’Allemagne (5,6%), c’est-à-dire inférieur de moitié à celui de la zone euro.


Selon une première estimation,  la croissance du PIB amĂ©ricain a ralenti au 1er trimestre 2012 : +2,2% l’an (+2,1% sur un an), après +3% fin 2011. C’est la confirmation que la reprise aux Etats-Unis se modère. Ces chiffres attestent nĂ©anmoins d’une Ă©conomie amĂ©ricaine nettement plus robuste que l’économie europĂ©enne. Le PIB amĂ©ricain dĂ©passe de 1,3% son niveau de fin 2007.

Cette décélération de la croissance au début de l’année 2012 est le résultat de quatre tendances différentes :

Freinage des dépenses des entreprises

  • moindre contribution des stocks (+0,6 point au 1er trimestre 2012, après 1,8 point au 4ème trimestre 2011) ;
  • contraction des investissements productifs, pour la première fois depuis fin 2009 (-2,1% l’an après +5,2% au 4ème trimestre 2011). Cette baisse tient Ă  la chute des investissements en construction non rĂ©sidentielle (-12% l’an) alors que les dĂ©penses en biens d’équipement n’ont que très faiblement augmentĂ© (+1,7% l’an). Ils restent nĂ©anmoins supĂ©rieurs de 7,1% Ă  leur niveau du 1er trimestre 2011 ;

Contraction des dépenses des administrations

  • nouveau recul des dĂ©penses publiques, pour le sixième trimestre consĂ©cutif (-3% l’an après -4,2%), notamment des dĂ©penses de dĂ©fense (-8,1%). Sur un an, elles auront ainsi baissĂ© de -2,1%.

Accélération des dépenses des ménages

  • accĂ©lĂ©ration de leur consommation (+2,9% l’an après +2,1%), plus forte progression depuis fin 2010. Elle s’est accompagnĂ©e d’une baisse du taux d’épargne ;
  • poursuite de la remontĂ©e de l’investissement dans le logement (+19,1% l’an, après +11,6% au 4ème trimestre 2011 et +1,3% au 3ème trimestre 2011). Cette reprise s’opère Ă  partir d’un niveau particulièrement  dĂ©primĂ© et devrait se poursuivre au regard notamment du dĂ©ficit croissant de constructions neuves, compte tenu des fondamentaux dĂ©mographiques ;

Neutralité de la contribution du commerce extérieur

  • contribution nulle du commerce extĂ©rieur Ă  la croissance, la progression en volume des exportations  de biens et services comme des importations s’étant accĂ©lĂ©rĂ©e entre le 4ème trimestre 2011 et le 1er trimestre 2012. Toutefois, la hausse des prix Ă  l’importation ayant Ă©tĂ© nettement plus marquĂ©e que celle des prix Ă  l’exportation, en raison de la flambĂ©e des prix de l’énergie, le dĂ©ficit commercial amĂ©ricain a continuĂ© de se creuser en valeur. Il reprĂ©sente plus de 620 milliards de dollars en rythme annualisĂ© et 4% du PIB.

Selon l’enquête d’avril 2012 auprès des directeurs d’achat, l’indice synthétique ISM aux Etats-Unis s’est de nouveau accru dans le secteur manufacturier. Il est à son plus haut niveau depuis juin 2011.
Cette nouvelle hausse de l’indice, qui concerne tant les perspectives de production et les commandes nouvelles que l’emploi, témoigne d’une croissance plus rapide de l’activité industrielle et de son rôle moteur dans la reprise de l’économie américaine.

En revanche, l’indice ISM des activitĂ©s non-manufacturières a enregistrĂ© son deuxième mois consĂ©cutif de baisse en avril 2012. C’est le signe que la croissance des activitĂ©s se modère, mais reste dynamique au vu du niveau de l’indice.
Ce nouveau repli de l’indice recouvre notamment une baisse pour les composantes « commandes nouvelles » et « emploi ».

Ces deux indicateurs du climat des affaires aux Etats-Unis, même s’ils ont des trajectoires récentes opposées, montrent que la reprise économique américaine se poursuit au printemps 2012.



Télécharger le pdf

Voir l’article sur le site du MEDEF National

MEDEF Actu-Eco de la semaine du 30 avril au 4 mai 2012

FRANCE

1.Consommation des ménages en mars 2012 : -2,9% sur un mois, -2% sur un an
2.Crédits aux entreprises en mars 2012 : nouveau ralentissement des encours pour trésorerie, accélération de ceux pour investissements

EUROPE
3.Chômage dans la zone euro en mars 2012 : 10,9%, taux jamais atteint depuis la création de la zone euro

INTERNATIONAL
4.Croissance américaine au 1er trimestre 2012 : la reprise se modère
5.Climat des affaires aux Etats-Unis en avril 2012 : accélération de l’activité dans l’industrie, ralentissement dans le secteur non-manufacturier
6.Tendances récentes des marchés

La consommation des mĂ©nages en biens s’est nettement contractĂ©e en mars 2012 : -2,9% en volume, annulant ainsi le rebond du mois prĂ©cĂ©dent. Cette forte baisse est en grande partie  imputable Ă  celle des dĂ©penses en Ă©nergie (-11,3%), qui avaient rebondi en fĂ©vrier en raison de la vague de froid. Les dĂ©penses alimentaires et de textile-cuir s’inscrivent Ă©galement en baisse, de quelque -2,5% dans les deux cas.
Sur un an, la consommation totale des ménages en biens s’est réduite de -2%.

Au 1er trimestre 2012, les achats des ménages ont progressé de +0,2% sur le trimestre précédent, lequel avait enregistré une hausse de +0,3%. Cette quasi-stagnation du début de l’année recouvre notamment une forte contraction des achats liés à l’automobile (-5,6%) et une nette augmentation des dépenses énergétiques (+4%).

Sur un an, les achats du 1er trimestre ont diminué de -1,4%, poursuivant ainsi la tendance baissière enregistrée depuis le printemps 2011.

Cette atonie de la consommation des ménages en biens au 1er trimestre 2012 vient conforter la perspective d’une stagnation de l’économie française, voire une légère contraction.


Les encours de crédits aux sociétés non financières (données brutes) ont poursuivi, en mars 2012, leur ralentissement, entamé en novembre 2011 : +3,7% sur un an, après +4,2% en février et +4,8% en janvier. Ils ont atteint 820 milliards d’euros, retrouvant ainsi leur niveau d’octobre 2011.

Ce ralentissement des crédits aux sociétés non financières est imputable en totalité à celui des encours de crédits pour trésorerie : +1,1% sur un an en mars 2012, après +3% en février et +4,3% en janvier. Cette évolution plus modérée serait le signe de moindres difficultés de trésorerie, que confirme la dernière enquête AFTE / Coe-Rexecode auprès des trésoriers des grandes entreprises (avril 2012).

En revanche,  les encours de crĂ©dits des sociĂ©tĂ©s non financières pour investissement se sont nettement accĂ©lĂ©rĂ©s en mars : +5,6% sur un an, après +4,7% en fĂ©vrier et +4,8% en janvier. C’est un indice supplĂ©mentaire d’une orientation positive des investissements des entreprises, en dĂ©pit d’une situation financière toujours difficile.


Le taux de chômage harmonisé* dans la zone euro s’est accru en mars 2012, pour atteindre 10,9% de la population active, taux le plus élevé depuis la création de la zone euro. Il était de 9,9% un an plus tôt. La zone euro dénombre désormais 17,365 millions de chômeurs.

*-Eurostat calcule des taux de chômage harmonisés pour les Etats membres de la zone euro. Ces taux sont basés sur les définitions recommandées par l’Organisation Internationale du Travail (OIT). Le calcul est basé sur une source harmonisée, l’enquête communautaire sur les forces de travail.
Ils peuvent différer, et de façon parfois non négligeable, des statistiques nationales, ce qui est notamment le cas pour l’Allemagne (6,8%).

Ce taux de chĂ´mage global recouvre des  disparitĂ©s entre les Etats membres, qui peuvent aller de 1 Ă  6 (4% en Autriche et 24,1% en Espagne). A 10%, le taux de chĂ´mage de la France est infĂ©rieur Ă  la moyenne de la zone euro.
En revanche, le taux de chômage est à un niveau nettement plus bas en l’Allemagne (5,6%), c’est-à-dire inférieur de moitié à celui de la zone euro.


Selon une première estimation,  la croissance du PIB amĂ©ricain a ralenti au 1er trimestre 2012 : +2,2% l’an (+2,1% sur un an), après +3% fin 2011. C’est la confirmation que la reprise aux Etats-Unis se modère. Ces chiffres attestent nĂ©anmoins d’une Ă©conomie amĂ©ricaine nettement plus robuste que l’économie europĂ©enne. Le PIB amĂ©ricain dĂ©passe de 1,3% son niveau de fin 2007.

Cette décélération de la croissance au début de l’année 2012 est le résultat de quatre tendances différentes :

Freinage des dépenses des entreprises

  • moindre contribution des stocks (+0,6 point au 1er trimestre 2012, après 1,8 point au 4ème trimestre 2011) ;
  • contraction des investissements productifs, pour la première fois depuis fin 2009 (-2,1% l’an après +5,2% au 4ème trimestre 2011). Cette baisse tient Ă  la chute des investissements en construction non rĂ©sidentielle (-12% l’an) alors que les dĂ©penses en biens d’équipement n’ont que très faiblement augmentĂ© (+1,7% l’an). Ils restent nĂ©anmoins supĂ©rieurs de 7,1% Ă  leur niveau du 1er trimestre 2011 ;

Contraction des dépenses des administrations

  • nouveau recul des dĂ©penses publiques, pour le sixième trimestre consĂ©cutif (-3% l’an après -4,2%), notamment des dĂ©penses de dĂ©fense (-8,1%). Sur un an, elles auront ainsi baissĂ© de -2,1%.

Accélération des dépenses des ménages

  • accĂ©lĂ©ration de leur consommation (+2,9% l’an après +2,1%), plus forte progression depuis fin 2010. Elle s’est accompagnĂ©e d’une baisse du taux d’épargne ;
  • poursuite de la remontĂ©e de l’investissement dans le logement (+19,1% l’an, après +11,6% au 4ème trimestre 2011 et +1,3% au 3ème trimestre 2011). Cette reprise s’opère Ă  partir d’un niveau particulièrement  dĂ©primĂ© et devrait se poursuivre au regard notamment du dĂ©ficit croissant de constructions neuves, compte tenu des fondamentaux dĂ©mographiques ;

Neutralité de la contribution du commerce extérieur

  • contribution nulle du commerce extĂ©rieur Ă  la croissance, la progression en volume des exportations  de biens et services comme des importations s’étant accĂ©lĂ©rĂ©e entre le 4ème trimestre 2011 et le 1er trimestre 2012. Toutefois, la hausse des prix Ă  l’importation ayant Ă©tĂ© nettement plus marquĂ©e que celle des prix Ă  l’exportation, en raison de la flambĂ©e des prix de l’énergie, le dĂ©ficit commercial amĂ©ricain a continuĂ© de se creuser en valeur. Il reprĂ©sente plus de 620 milliards de dollars en rythme annualisĂ© et 4% du PIB.

Selon l’enquête d’avril 2012 auprès des directeurs d’achat, l’indice synthétique ISM aux Etats-Unis s’est de nouveau accru dans le secteur manufacturier. Il est à son plus haut niveau depuis juin 2011.
Cette nouvelle hausse de l’indice, qui concerne tant les perspectives de production et les commandes nouvelles que l’emploi, témoigne d’une croissance plus rapide de l’activité industrielle et de son rôle moteur dans la reprise de l’économie américaine.

En revanche, l’indice ISM des activitĂ©s non-manufacturières a enregistrĂ© son deuxième mois consĂ©cutif de baisse en avril 2012. C’est le signe que la croissance des activitĂ©s se modère, mais reste dynamique au vu du niveau de l’indice.
Ce nouveau repli de l’indice recouvre notamment une baisse pour les composantes « commandes nouvelles » et « emploi ».

Ces deux indicateurs du climat des affaires aux Etats-Unis, même s’ils ont des trajectoires récentes opposées, montrent que la reprise économique américaine se poursuit au printemps 2012.



Télécharger le pdf

Voir l’article sur le site du MEDEF National

VidĂ©o : Les agences de com s’engagent contre l’abstention

L’Association des Agences-Conseils en Communication ont lancĂ© une action publique d’envergure. Une action fondĂ©e sur le dĂ©sir de dĂ©montrer que la communication et la crĂ©ativitĂ© ont un rĂ´le fondamental Ă  jouer dans notre pays. Un rĂ´le complet, Ă©conomique, mais aussi sociĂ©tal et humain : participer Ă  la lutte contre l’abstention !

 

Retour sur cette opĂ©ration avec FrĂ©dĂ©ric Wincler, prĂ©sident de l’AACC et co-prĂ©sident de l’agence JWT.

 

Voir l’article sur le site du MEDEF National

Les PME europĂ©ennes engagĂ©es dans l’Ă©conomie verte

Selon l’enquĂŞte Eurobaromètre sur les « PME, l’efficacitĂ© des ressources et les marchĂ©s verts », 37% des PME de l’Union europĂ©enne ont au moins un salariĂ© vert Ă  temps plein ou partiel.

Les PME crĂ©ent beaucoup plus d’emplois verts que les grandes entreprises : en 2012, un salariĂ© sur huit dans les petites et moyennes entreprises occupe un emploi vert, ce qui reprĂ©sente presque 13 % de la totalitĂ© des emplois dans les PME (contre seulement un sur trente-trois dans les grandes entreprises, soit 3 % de la totalitĂ© des emplois dans les grandes entreprises). Selon des estimations, la crĂ©ation d’emplois verts dans les PME devrait Ă©galement s’accĂ©lĂ©rer pour atteindre un taux de 35 % dans les deux annĂ©es Ă  venir.

>> TĂ©lĂ©charger l’Ă©tude au format PDF

Voir l’article sur le site du MEDEF National

« Innovez, buzzez, gagnez !» : les inscriptions sont ouvertes

Comme annoncĂ© prĂ©cedemment, les inscriptions pour le concours « Innovez, buzzez, gagnez !» ouvrent aujourd’hui.

Expérience inédite en France, « Innovez, buzzez, gagnez !» c’est l’opportunité pour les particuliers et les PME de développer une idée, un produit, un concept innovant et de le vendre sur internet et dans plus de 200 magasins de l’enseigne Carrefour en France. C’est aussi et avant tout un challenge populaire, où seul compte l’avis du grand public qui s’exprimera durant les phases de vote.

Pour en savoir plus et s’inscrire :

>> Consulter le site de l’opĂ©ration

Voir l’article sur le site du MEDEF National

Vidéo : Générations Entrepreneurs, le Barcamp: Rendez-vous le 3 mai!

Par des entrepreneurs et pour des entrepreneurs

Vous avez entre 20 et 35 ans ? Vous vous sentez une âme d’entrepreneur ? Vous avez un projet ? Vous vous ĂŞtes lancĂ© depuis moins de 3 ans ?

Vous vous posez des questions sur des thèmes aussi divers que le financement ou le dĂ©veloppement de votre projet, le recrutement, les erreurs Ă  ne pas commettre ou les  rĂ©flexes Ă  acquĂ©rir ?

Vous pensez savoir ce qu’est un bon business plan ? Mieux, vous seriez heureux de l’expliquer ? Vous souhaitez partager votre expĂ©rience de crĂ©ateur ?

Vous aimeriez rencontrer des entrepreneurs reconnus ?

Alors cet événement est fait pour vous !

Au programme :

  • Des ateliers pratiques au format BarCamp
  • Une session networking

Voir l’article sur le site du MEDEF National