Zoom sur un pays

Le MEDEF National





Seconde Ă©dition de la semaine de l’Industrie

Pour la deuxième année, la semaine de l’industrie se tiendra du 19 au 25 mars 2012. Cette mesure, issue des états généraux de l’industrie, associe les ministères de l’industrie, de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche ainsi que le ministère du Travail et de l’Emploi.

Cette manifestation a pour objectif de valoriser l’industrie et ses métiers auprès du grand public et plus particulièrement auprès des jeunes au moyen d’un ensemble d’actions locales et nationales d’information, de communication, de sensibilisation. Ces actions pourront notamment prendre la forme de visites d’entreprises, d’animations pédagogiques dans les écoles, de forums école-entreprise, de tables rondes, de réunions d’informations…

Que vous soyez une entreprise, une fédération professionnelle ou un MEDEF territorial, vous pouvez proposer un évènement qui sera labellisé « semaine de l’industrie » par le groupe de travail national dont fait partie le MEDEF.

Pour cela il vous suffit d’aller sur le site de la semaine de l’industrie et remplir le formulaire de labellisation avant le 5 mars 2012. Les évènements labellisés qui apparaîtront sur le site début janvier, bénéficieront d’un kit de communication (charte graphique, logo, kakemono, guides…) qui vous sera directement adressé.

Voir l’article sur le site du MEDEF National

Instaurer une meilleure culture de l’égalité femmes-hommes dans un contexte de compétitivité équitable

Si l’égalité des droits entre hommes et femmes existe, force est de constater qu’il reste de nombreuses raisons de s’interroger sur la situation entre les hommes et les femmes : inégalité salariale pendant la carrière professionnelle, inégal partage des responsabilités familiales et professionnelles impactant la trajectoire professionnelle, segmentation des métiers, existence de planchers, de plafonds et de parois de verre … Il est très important d’atteindre plus rapidement l’égalité car c’est non seulement une question d’équité et de justice sociale mais également un facteur d’efficacité professionnelle, de modernisation de notre pays et donc un atout de compétitivité.

Pour atteindre cet objectif, le ComitĂ© « EgalitĂ© hommes/femmes » de la Commission « Respect de l’Homme »  invite aujourd’hui la sociĂ©tĂ© et les entreprises Ă  s’emparer de ce sujet et propose les quatre grandes actions suivantes :

  • Faire Ă©voluer les mentalitĂ©s en cassant les stĂ©rĂ©otypes
  • Favoriser une meilleure conciliation vie privĂ©e vie professionnelle et un meilleur partage des tâches familiales
  • Mettre en place une politique managĂ©riale favorisant une meilleure Ă©galitĂ© de carrière et de salaire entre les hommes et les femmes
  • Inciter les acteurs de la sociĂ©tĂ© civile, les partenaires sociaux et les politiques Ă  s’engager d’avantage en faveur de l’égalitĂ© homme-femme

Retrouvez les principales recommandations du ComitĂ© « EgalitĂ© hommes/femmes » 

Pour plus de renseignements : Direction Entreprise et Société, Sophie Quentin squentin@medef.fr

Voir l’article sur le site du MEDEF National

Instaurer une meilleure culture de l’égalité femmes-hommes dans un contexte de compétitivité équitable

Si l’égalité des droits entre hommes et femmes existe, force est de constater qu’il reste de nombreuses raisons de s’interroger sur la situation entre les hommes et les femmes : inégalité salariale pendant la carrière professionnelle, inégal partage des responsabilités familiales et professionnelles impactant la trajectoire professionnelle, segmentation des métiers, existence de planchers, de plafonds et de parois de verre … Il est très important d’atteindre plus rapidement l’égalité car c’est non seulement une question d’équité et de justice sociale mais également un facteur d’efficacité professionnelle, de modernisation de notre pays et donc un atout de compétitivité.

Pour atteindre cet objectif, le ComitĂ© « EgalitĂ© hommes/femmes » de la Commission « Respect de l’Homme »  invite aujourd’hui la sociĂ©tĂ© et les entreprises Ă  s’emparer de ce sujet et propose les quatre grandes actions suivantes :

  • Faire Ă©voluer les mentalitĂ©s en cassant les stĂ©rĂ©otypes
  • Favoriser une meilleure conciliation vie privĂ©e vie professionnelle et un meilleur partage des tâches familiales
  • Mettre en place une politique managĂ©riale favorisant une meilleure Ă©galitĂ© de carrière et de salaire entre les hommes et les femmes
  • Inciter les acteurs de la sociĂ©tĂ© civile, les partenaires sociaux et les politiques Ă  s’engager d’avantage en faveur de l’égalitĂ© homme-femme

Retrouvez les principales recommandations du ComitĂ© « EgalitĂ© hommes/femmes » 

Pour plus de renseignements : Direction Entreprise et Société, Sophie Quentin squentin@medef.fr

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Nouvelles de Bruxelles

Nouveau traité de discipline budgétaire, programme européen pour la croissance, emploi et PME, réduction des gaz à effet de serre, projet de fusion NYSE Euronext et Deutsche Börse, initiative populaire…

Accord à vingt-cinq sur un nouveau traité de discipline budgétaire

Le nouveau traité européen, dont le principe avait été acté le 9 décembre 2011, a été adopté le 30 janvier. Seuls le Royaume-Uni et la République tchèque n’ont pas signé le texte qui prévoit : l’interdiction pour les Etats de dépasser 0.5 % de déficit structurel, une règle d’or de limitation des dettes et déficits à inscrire dans les constitutions nationales, un mécanisme de sanctions automatiques en cas de manquements à ces engagements, un début de gouvernance avec l’organisation semestrielle de sommets de la zone euro. Le traité sera officiellement signé le 1er mars puis soumis à ratification.

Accord à vingt-six sur un programme européen pour la croissance

Le sommet du 30 janvier a également adopté une déclaration conjointe (sans la Suède) «Sur la voie d’un assainissement axé sur la croissance et d’une croissance favorable à l’emploi ». Le texte reprend les propositions franco-allemandes pour une relance du marché intérieur, l’emploi des jeunes et le financement des PME. Ce volet «croissance» du nouveau traité sera examiné le 8 et 9 mars par le Conseil européen. BusinessEurope, le patronat européen, insiste sur le fait que ces engagements doivent être traduits en actes concrets et récuse toute réglementation qui menacerait les entreprises.

Les chefs d’Etats européens affectent 82 milliards pour l’emploi et les PME

Pour appuyer ce programme de croissance, le sommet européen a décidé de dégager 82 milliards d’euros. A l’initiative de José Manuel Barroso, ces sommes résultant de fonds structurels non affectés sur la période 2007-2013 iront à un «pacte sur la jeunesse en mouvement» et vers les prêts aux PME.

Réduction des gaz à effet de serre : débat sur un objectif de -40 %

Le Danemark préside l’Union au premier semestre. Il a renoncé à demander la modification de l’objectif 2020 de réduction de CO2 (-20 % par rapport à 1990). En revanche, il souhaite acter les prochaines étapes de réduction dans le cadre de la «feuille de route pour une économie faible en carbone d’ici 2050» de la Commission. Les seuils seraient de -40 % pour 2030, -60 % en 2040 et -80 % au minimum pour 2050. Ce point sera traité par les ministres de l’environnement le 9 mars.

La Commission s’oppose au projet de fusion NYSE Euronext et Deutsche Börse

Cette nouvelle entité aurait détenu 90% du marché mondial des produits dérivés européens. Paris Europlace considère cette décision comme «une opportunité importante manquée, pour l’Europe, de constituer un marché boursier régulé fort et transparent au niveau international». Jean-Paul Gauzès estime que la fusion aurait «constitué un ensemble cohérent et stratégique au moment où les efforts européens tendent au renforcement de la règlementation des produits dérivés». En 20 ans, la Commission a rejeté 21 projets de fusion sur les 4800 qui lui ont été soumis.

Initiative populaire : un million d’Européens pourront demander à l’Union d’agir

L’initiative citoyenne entrera en vigueur le 1er avril : un million de citoyens, provenant d’au moins sept pays différents, pourront réclamer des actes législatifs à l’Union européenne. Cette initiative est une nouveauté introduite par le traité de Lisbonne, en vigueur depuis décembre 2009.

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MEDEF Actu-Eco de la semaine du 30 janvier au 3 février 2012

FRANCE

1. Conditions d’octroi de crĂ©dit aux entreprises au 4ème trimestre 2011 : durcissement confirmĂ©

2. CrĂ©dits aux sociĂ©tĂ©s non financières en dĂ©cembre 2011 : progression ralentie des encours

3. DĂ©penses de consommation des mĂ©nages en dĂ©cembre 2011 : repli de -0,7%

EUROPE

4. MarchĂ© du travail en Allemagne fin 2011 – dĂ©but 2012 : de record en record

5. Dettes souveraines dans la zone euro dĂ©but fĂ©vrier 2012 : dĂ©tente des taux d’intĂ©rĂŞt Ă  10 ans… mais pas dans tous les pays

INTERNATIONAL

6. Croissance amĂ©ricaine au 4ème trimestre 2011 : nouvelle accĂ©lĂ©ration

Selon la dernière enquĂŞte trimestrielle de la Banque de France auprès des Ă©tablissements de crĂ©dit (dĂ©cembre 2011),  les conditions d’octroi de crĂ©dit ont continuĂ© de se durcir au 4ème trimestre 2011 (un peu plus fortement pour les grandes entreprises que pour les PME), conformĂ©ment Ă  ce les banques avaient annoncĂ© dans l’enquĂŞte de septembre 2011. Quasiment identique Ă  celui enregistrĂ© dans la zone euro, ce resserrement devrait se poursuivre au 1er trimestre 2012, mais avec moins d’intensitĂ©.

Deux types de facteurs expliquent ce resserrement des conditions d’octroi de crédits aux entreprises par les banques au 4ème trimestre :

  • d’une part, des facteurs liĂ©s Ă  la situation des banques, qu’il s’agisse de leur position de liquiditĂ© ou de leur accès aux financements de marchĂ©, jugĂ©s plus contraignants Ă  la fin 2011 ;
  • d’autre part, des facteurs liĂ©s Ă  l’évolution de la situation Ă©conomique, qu’il s’agisse de leurs anticipations globales ou de celles sur l’activitĂ© d’un secteur ou d’une entreprise. Dans les deux cas, les banques envisagent une dĂ©tĂ©rioration de la conjoncture.


Les encours de crédits aux sociétés non financières ont continué de ralentir en
décembre 2011
(+4,4% sur un an, après 5,7% en octobre et +4,8% en novembre), pour atteindre 814,8 milliards d’euros.

Ce ralentissement est principalement imputable à celui des encours de crédits pour trésorerie : leur rythme de croissance est tombé de +8,8% sur un an en novembre à +3,8% en décembre 2011, donnant un coup d’arrêt à l’accélération enregistrée depuis novembre 2009. Ce ralentissement peut être relié, pour partie, au durcissement par les banques des conditions d’octroi de crédits au second semestre 2011.

Par ailleurs,   la croissance des encours des crĂ©dits Ă  l’investissement a un peu ralenti (+4,2% sur un an en dĂ©cembre, après +4,7% en novembre). Au-delĂ  des Ă©volutions mensuelles, ce rythme de croissance se maintient autour de +4,5% depuis deux ans.


La consommation des ménages en biens s’est contractée de -0,7% (en volume) en décembre 2011 (+0,1% en novembre), notamment en raison du repli des dépenses dans l’énergie (météo exceptionnellement douce). Sur un an, elle s’est réduite de -3,1%.

Au quatrième trimestre 2011, elle est restée quasiment stable par rapport au 3ème trimestre 2011 (+0,2% l’an, -2% sur un an). Cette stagnation du 4ème trimestre recouvre :

  • une accĂ©lĂ©ration des dĂ©penses liĂ©es Ă  l’automobile (+18,1% l’an) ;
  • une hausse des achats textile-cuir (+5%) ;
  • une quasi – stabilisation de ceux en Ă©quipement du logement (-0,1%) et en produits alimentaires (-0,3%) ;
  • une forte contraction des dĂ©penses Ă©nergĂ©tiques (-13,7%).

Cette évolution des dépenses des ménages en biens suggère une stagnation voire une légère contraction du PIB au 4ème trimestre 2011, la consommation étant un moteur important de la croissance française.

Pour l’ensemble de l’année 2011, les dépenses des ménages en biens se sont légèrement contractées (-0,5%), après une hausse de +1,4% en 2010. Cette baisse est plus importante que celles enregistrées en 2008 (-0,2%) et en 2009 (-0,4%).


Le marché du travail en Allemagne continue d’évoluer favorablement en cette fin 2011 – début 2012.

En décembre 2011, l’emploi total (y compris armée et temps partiel) a augmenté de +50 000 (+43 000 en octobre et +47 000 en novembre). Sur un an, la hausse a été de +567 000 (+1,4%).

En janvier 2012, le taux de chĂ´mage a de nouveau reculĂ© pour atteindre 6,7% de la population active (contre 7,4% en janvier 2011). Ce niveau historiquement bas du chĂ´mage  depuis la rĂ©unification est en cohĂ©rence avec le niveau historiquement Ă©levĂ© de l’emploi (41,3 millions).
En deux ans, l’Allemagne aura ainsi créé un million d’emplois et réduit son taux de chômage de 8% à 6,7%.

Néanmoins, au vu de la quasi-stagnation du PIB allemand attendue pour 2012 (+0,3% selon les prévisions en janvier 2012 du FMI), les créations d’emploi devraient mécaniquement ralentir dans les prochains mois, voire s’interrompre.


Depuis la fin de l’année 2011, les tensions sur les dettes souveraines de la
zone euro se réduisent, en liaison avec l’injection de liquidités par la BCE le
21 décembre 2011 en faveur du système bancaire
, ce qui correspond dans les faits à une politique de « quantitative easing ». Cette accalmie bienvenue ne signifie pas la fin de la crise, dont la résolution suppose des réformes budgétaires significatives.

Il y a deux exceptions Ă  ce constat :

  • le taux de rendement des obligations d’Etat Ă  dix ans en Grèce plafonne Ă  33% depuis dĂ©but dĂ©cembre, mais sans parvenir Ă  amorcer la moindre baisse ;
  • le taux d’intĂ©rĂŞt sur la dette du Portugal s’est fortement redressĂ© au cours de la deuxième quinzaine de janvier. C’est la traduction par les marchĂ©s d’une crainte de risque de dĂ©faut sur la dette portugaise, crainte accentuĂ©e par une Ă©conomie qui s’enfonce toujours plus dans la rĂ©cession.

En revanche, la détente observée est particulièrement notable sur la dette de l’Irlande, et de manière plus significative sur celles de l’Italie et de l’Espagne.

Les taux sur les obligations d’Etat baissent Ă©galement en France et en Allemagne, Ă  partir de niveaux beaucoup plus bas que dans les autres pays. Le taux allemand est revenu sous la barre des 2%.  La forte baisse du taux français  le 2 fĂ©vrier l’a ramenĂ© sous la barre des 3%. L’écart avec le taux allemand s’est ainsi  rĂ©duit Ă  105 points de base, sans commune mesure avec l’écart constatĂ© pour les autres pays de la zone (369 points de base pour le taux italien, 1 295 points de base pour le taux portugais, etc.). Il reste que c’est une prime de risque, qui n’existait pas avant la crise de 2008, et qui pĂ©nalise l’économie française pour les finances publiques et pour le financement des investissements privĂ©s (mĂ©nages entreprises). La rĂ©sorption de cette prime de risque par rapport Ă  l’Allemagne suppose une politique claire et crĂ©dible d’assainissement des finances publiques et de rĂ©formes structurelles pour redresser la compĂ©titivitĂ© et la croissance de l’économie française.


Une première estimation du PIB américain pour le 4ème trimestre 2011 vient d’être publiée : +2,8% l’an (+1,6% sur un an). Ce chiffre confirme la tendance d’une nette accélération de l’économie américaine tout au long de l’année 2011 (+0,4% au 1er trimestre, +1,3% au 2ème trimestre, +1,8% au 3ème trimestre) et l’embellie conjoncturelle que laissait envisager l’enquête auprès des directeurs d’achat (ISM) en décembre 2011.

Cette accélération de la croissance au 4ème trimestre 2011 résulte :

  • d’une hausse des stocks des entreprises (contribution Ă  l’évolution de PIB de +1,94 point) ;
  • d’une consommation privĂ©e toujours dynamique (+2% après +1,7% au 3ème trimestre) ;
  • d’une nette accĂ©lĂ©ration de l’investissement dans le logement (+10,9% après +1,3% au 3ème trimestre), comme l’a montrĂ© l’évolution des mises en chantier en fin d’annĂ©e.

Une petite déception provient du ralentissement de l’investissement productif (+1,7% après +15,7% au 3ème trimestre).

Sur l’ensemble de l’année 2011, en moyenne annuelle, la croissance du PIB a été
de +1,7% entre 2010 et 2011
, contre +3% en 2010. Pour l’année 2012, le FMI prévoit une croissance de +1,8%.
Ce dynamisme de l’économie américaine devrait être soutenu notamment par le niveau élevé des marges des entreprises, favorable aux investissements, par la poursuite du redressement des mises en chantier et par une politique monétaire toujours accommodante de la FED. Il reste que le pouvoir d’achat des ménages sera impacté par la hausse des prix des produits de base importés (énergie, matières premières).


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MEDEF Actu-Eco de la semaine du 30 janvier au 3 février 2012

FRANCE

1. Conditions d’octroi de crĂ©dit aux entreprises au 4ème trimestre 2011 : durcissement confirmĂ©

2. CrĂ©dits aux sociĂ©tĂ©s non financières en dĂ©cembre 2011 : progression ralentie des encours

3. DĂ©penses de consommation des mĂ©nages en dĂ©cembre 2011 : repli de -0,7%

EUROPE

4. MarchĂ© du travail en Allemagne fin 2011 – dĂ©but 2012 : de record en record

5. Dettes souveraines dans la zone euro dĂ©but fĂ©vrier 2012 : dĂ©tente des taux d’intĂ©rĂŞt Ă  10 ans… mais pas dans tous les pays

INTERNATIONAL

6. Croissance amĂ©ricaine au 4ème trimestre 2011 : nouvelle accĂ©lĂ©ration

Selon la dernière enquĂŞte trimestrielle de la Banque de France auprès des Ă©tablissements de crĂ©dit (dĂ©cembre 2011),  les conditions d’octroi de crĂ©dit ont continuĂ© de se durcir au 4ème trimestre 2011 (un peu plus fortement pour les grandes entreprises que pour les PME), conformĂ©ment Ă  ce les banques avaient annoncĂ© dans l’enquĂŞte de septembre 2011. Quasiment identique Ă  celui enregistrĂ© dans la zone euro, ce resserrement devrait se poursuivre au 1er trimestre 2012, mais avec moins d’intensitĂ©.

Deux types de facteurs expliquent ce resserrement des conditions d’octroi de crédits aux entreprises par les banques au 4ème trimestre :

  • d’une part, des facteurs liĂ©s Ă  la situation des banques, qu’il s’agisse de leur position de liquiditĂ© ou de leur accès aux financements de marchĂ©, jugĂ©s plus contraignants Ă  la fin 2011 ;
  • d’autre part, des facteurs liĂ©s Ă  l’évolution de la situation Ă©conomique, qu’il s’agisse de leurs anticipations globales ou de celles sur l’activitĂ© d’un secteur ou d’une entreprise. Dans les deux cas, les banques envisagent une dĂ©tĂ©rioration de la conjoncture.


Les encours de crédits aux sociétés non financières ont continué de ralentir en
décembre 2011
(+4,4% sur un an, après 5,7% en octobre et +4,8% en novembre), pour atteindre 814,8 milliards d’euros.

Ce ralentissement est principalement imputable à celui des encours de crédits pour trésorerie : leur rythme de croissance est tombé de +8,8% sur un an en novembre à +3,8% en décembre 2011, donnant un coup d’arrêt à l’accélération enregistrée depuis novembre 2009. Ce ralentissement peut être relié, pour partie, au durcissement par les banques des conditions d’octroi de crédits au second semestre 2011.

Par ailleurs,   la croissance des encours des crĂ©dits Ă  l’investissement a un peu ralenti (+4,2% sur un an en dĂ©cembre, après +4,7% en novembre). Au-delĂ  des Ă©volutions mensuelles, ce rythme de croissance se maintient autour de +4,5% depuis deux ans.


La consommation des ménages en biens s’est contractée de -0,7% (en volume) en décembre 2011 (+0,1% en novembre), notamment en raison du repli des dépenses dans l’énergie (météo exceptionnellement douce). Sur un an, elle s’est réduite de -3,1%.

Au quatrième trimestre 2011, elle est restée quasiment stable par rapport au 3ème trimestre 2011 (+0,2% l’an, -2% sur un an). Cette stagnation du 4ème trimestre recouvre :

  • une accĂ©lĂ©ration des dĂ©penses liĂ©es Ă  l’automobile (+18,1% l’an) ;
  • une hausse des achats textile-cuir (+5%) ;
  • une quasi – stabilisation de ceux en Ă©quipement du logement (-0,1%) et en produits alimentaires (-0,3%) ;
  • une forte contraction des dĂ©penses Ă©nergĂ©tiques (-13,7%).

Cette évolution des dépenses des ménages en biens suggère une stagnation voire une légère contraction du PIB au 4ème trimestre 2011, la consommation étant un moteur important de la croissance française.

Pour l’ensemble de l’année 2011, les dépenses des ménages en biens se sont légèrement contractées (-0,5%), après une hausse de +1,4% en 2010. Cette baisse est plus importante que celles enregistrées en 2008 (-0,2%) et en 2009 (-0,4%).


Le marché du travail en Allemagne continue d’évoluer favorablement en cette fin 2011 – début 2012.

En décembre 2011, l’emploi total (y compris armée et temps partiel) a augmenté de +50 000 (+43 000 en octobre et +47 000 en novembre). Sur un an, la hausse a été de +567 000 (+1,4%).

En janvier 2012, le taux de chĂ´mage a de nouveau reculĂ© pour atteindre 6,7% de la population active (contre 7,4% en janvier 2011). Ce niveau historiquement bas du chĂ´mage  depuis la rĂ©unification est en cohĂ©rence avec le niveau historiquement Ă©levĂ© de l’emploi (41,3 millions).
En deux ans, l’Allemagne aura ainsi créé un million d’emplois et réduit son taux de chômage de 8% à 6,7%.

Néanmoins, au vu de la quasi-stagnation du PIB allemand attendue pour 2012 (+0,3% selon les prévisions en janvier 2012 du FMI), les créations d’emploi devraient mécaniquement ralentir dans les prochains mois, voire s’interrompre.


Depuis la fin de l’année 2011, les tensions sur les dettes souveraines de la
zone euro se réduisent, en liaison avec l’injection de liquidités par la BCE le
21 décembre 2011 en faveur du système bancaire
, ce qui correspond dans les faits à une politique de « quantitative easing ». Cette accalmie bienvenue ne signifie pas la fin de la crise, dont la résolution suppose des réformes budgétaires significatives.

Il y a deux exceptions Ă  ce constat :

  • le taux de rendement des obligations d’Etat Ă  dix ans en Grèce plafonne Ă  33% depuis dĂ©but dĂ©cembre, mais sans parvenir Ă  amorcer la moindre baisse ;
  • le taux d’intĂ©rĂŞt sur la dette du Portugal s’est fortement redressĂ© au cours de la deuxième quinzaine de janvier. C’est la traduction par les marchĂ©s d’une crainte de risque de dĂ©faut sur la dette portugaise, crainte accentuĂ©e par une Ă©conomie qui s’enfonce toujours plus dans la rĂ©cession.

En revanche, la détente observée est particulièrement notable sur la dette de l’Irlande, et de manière plus significative sur celles de l’Italie et de l’Espagne.

Les taux sur les obligations d’Etat baissent Ă©galement en France et en Allemagne, Ă  partir de niveaux beaucoup plus bas que dans les autres pays. Le taux allemand est revenu sous la barre des 2%.  La forte baisse du taux français  le 2 fĂ©vrier l’a ramenĂ© sous la barre des 3%. L’écart avec le taux allemand s’est ainsi  rĂ©duit Ă  105 points de base, sans commune mesure avec l’écart constatĂ© pour les autres pays de la zone (369 points de base pour le taux italien, 1 295 points de base pour le taux portugais, etc.). Il reste que c’est une prime de risque, qui n’existait pas avant la crise de 2008, et qui pĂ©nalise l’économie française pour les finances publiques et pour le financement des investissements privĂ©s (mĂ©nages entreprises). La rĂ©sorption de cette prime de risque par rapport Ă  l’Allemagne suppose une politique claire et crĂ©dible d’assainissement des finances publiques et de rĂ©formes structurelles pour redresser la compĂ©titivitĂ© et la croissance de l’économie française.


Une première estimation du PIB américain pour le 4ème trimestre 2011 vient d’être publiée : +2,8% l’an (+1,6% sur un an). Ce chiffre confirme la tendance d’une nette accélération de l’économie américaine tout au long de l’année 2011 (+0,4% au 1er trimestre, +1,3% au 2ème trimestre, +1,8% au 3ème trimestre) et l’embellie conjoncturelle que laissait envisager l’enquête auprès des directeurs d’achat (ISM) en décembre 2011.

Cette accélération de la croissance au 4ème trimestre 2011 résulte :

  • d’une hausse des stocks des entreprises (contribution Ă  l’évolution de PIB de +1,94 point) ;
  • d’une consommation privĂ©e toujours dynamique (+2% après +1,7% au 3ème trimestre) ;
  • d’une nette accĂ©lĂ©ration de l’investissement dans le logement (+10,9% après +1,3% au 3ème trimestre), comme l’a montrĂ© l’évolution des mises en chantier en fin d’annĂ©e.

Une petite déception provient du ralentissement de l’investissement productif (+1,7% après +15,7% au 3ème trimestre).

Sur l’ensemble de l’année 2011, en moyenne annuelle, la croissance du PIB a été
de +1,7% entre 2010 et 2011
, contre +3% en 2010. Pour l’année 2012, le FMI prévoit une croissance de +1,8%.
Ce dynamisme de l’économie américaine devrait être soutenu notamment par le niveau élevé des marges des entreprises, favorable aux investissements, par la poursuite du redressement des mises en chantier et par une politique monétaire toujours accommodante de la FED. Il reste que le pouvoir d’achat des ménages sera impacté par la hausse des prix des produits de base importés (énergie, matières premières).


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Analyse du Medef après la publication des 20 propositions du candidat du MoDem Ă  l’Ă©lection prĂ©sidentielle

1/ François Bayrou prĂ©conise un plan de redressement des finances publiques qui permettrait d’atteindre l’Ă©quilibre en 2016. L’effort financier est prĂ©sentĂ© Ă  paritĂ© entre les dĂ©penses et les recettes. Sur les dĂ©penses, le principe d’une Ă©volution « zĂ©ro » en valeur est affichĂ©. Cette ambition d’assainissement des finances publiques est effectivement une prioritĂ©. Mais compte tenu du poids des prĂ©lèvements obligatoires sur les entreprises et les particuliers, l’effort devrait porter deux fois plus sur la rĂ©duction des dĂ©penses que sur l’augmentation des prĂ©lèvements. Sur les recettes, un coup de rabot sur les « niches » de dĂ©fiscalisation des heures supplĂ©mentaires ne pourra ĂŞtre acceptable pour les entreprises et leurs salariĂ©s que s’il s’accompagne de souplesses nouvelles sur la durĂ©e du travail. Par ailleurs, l’inscription d’une règle d’or d’Ă©quilibre des finances publiques dans notre Constitution est une modalitĂ© que le Medef a toujours promue et qui relève dĂ©sormais des engagements europĂ©ens de la France.

2/ Un dĂ©veloppement du « produire en France » n’est possible qu’Ă  condition d’adopter, en plus d’une stratĂ©gie compĂ©titivitĂ© hors-prix, une stratĂ©gie compĂ©titivitĂ©-prix. Or aucune indication de politique Ă©conomique n’est donnĂ©e pour favoriser cette double approche. D’autant que l’augmentation de TVA qui est envisagĂ©e ne serait pas affectĂ©e Ă  une baisse des cotisations sociales qui reposent sur le travail.

3/ Tout ce qui permet de crĂ©er un environnement favorable aux PME et Ă  l’innovation va dans le bon sens. La proposition de mise en rĂ©seau des grandes entreprises et des PME par la crĂ©ation d’un avantage fiscal est une piste intĂ©ressante. La dĂ©ductibilitĂ© de pertes, liĂ©es Ă  des investissements dans des PME, des Business Angels de leur revenu imposable est une mesure prĂ©conisĂ©e par le Medef. Quant au dispositif « zĂ©ro charge », il a dĂ©jĂ  fait ses preuves et le Medef recommande de le rĂ©activer depuis un certain temps dĂ©jĂ .

4/ Il n’y a pas de « guerre froide sociale » dans notre pays. Près de 250 accords nationaux interprofessionnels ont Ă©tĂ© signĂ©s depuis 2005 dont 40 accords majeurs. Chaque annĂ©e, plus de 30 000 accords sont conclus au niveau des branches et des entreprises. Au cours de la pĂ©riode rĂ©cente, un dialogue social respectueux a permis, entre autres, de refonder la reprĂ©sentativitĂ© syndicale, de crĂ©er une flexi-sĂ©curitĂ© Ă  la française avec la rupture conventionnelle et d’adopter une nouvelle mĂ©thode de travail avec la dĂ©libĂ©ration sociale.
Quant aux rĂ´les et attributions des instances reprĂ©sentatives du personnel, le Medef rappelle qu’une nĂ©gociation avec l’ensemble des organisations syndicales, ayant pour objectif de moderniser le dialogue social, est actuellement en cours. Il y a lieu de s’interroger sur le sens de la proposition de confĂ©rer un rĂ´le de nĂ©gociation aux comitĂ©s d’entreprise.
Le personnel d’une entreprise est reprĂ©sentĂ© au conseil d’administration par son comitĂ© d’entreprise mais une voix dĂ©libĂ©rative ne peut ĂŞtre accordĂ©e qu’Ă  des personnes reprĂ©sentant des actionnaires qu’elles soient salariĂ©es ou non.

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Lancement de l’appel à projets pour la semaine du développement durable

La Semaine du développement durable (SDD), qui a lieu chaque année du 1er au 7 avril, mobilise de nombreux acteurs nationaux et locaux qui organisent des manifestations sur tout le territoire.

Cette annĂ©e, la SDD fĂŞte ses 10 ans et aura pour thème principal : l’information aux citoyens, pour que tous deviennent des « consom’acteurs Ă©clairĂ©s Â» grâce Ă  la mise en lumière des repères favorisant l’achat et l’investissement durable (affichage environnemental, Ă©colabels, guide des allĂ©gations environnementales, signes de qualitĂ© de la compĂ©tence des entreprises du bâtiment et Ă©tiquette COV).

Dans ce cadre, toutes les opérations ou manifestations faisant la promotion de mesures pérennes ou d’initiatives quotidiennes en faveur du développement durable peuvent être labellisées dans le cadre de l’appel à projets qui vient d’être lancé.

Un kit de communication sera disponible en téléchargement sur le site en mars, pour tous les projets retenus pour le programme national, et des affiches seront envoyées début mars aux entreprises sélectionnées.

Pour faire labelliser un projet, inscriptions jusqu’au 22 mars 2012 Ă  l’adresse suivante : http://www.agissons.developpement-durable.gouv.fr/L-appel-a-projets-est-lance

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Rafale : « une très grande nouvelle pour l’industrie française »

Le Medef se rĂ©jouit de l’annonce de la sĂ©lection du Rafale par les autoritĂ©s indiennes.

Pour Laurence Parisot, PrĂ©sidente du Medef, « C’est une très grande nouvelle pour l’industrie française. Ce contrat, s’il est ratifiĂ©, rĂ©compense l’esprit de coopĂ©ration entre un grand groupe français – le groupe Dassault – Ă  la pointe de l’innovation, et un tissu de près de 500 PME. L’avenir de notre Ă©conomie passe par le dĂ©veloppement de binĂ´mes de ce type Â».

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Nouvelles de Bruxelles

Plan franco-allemand pour la croissance, nouveaux traités en discussion, appel du patronat européen, programme de travail des ministres des Finances, nouvelles mesures contre l’Iran, «fabriqué en France», Croatie…

Le plan franco-allemand pour la croissance en Europe présenté au Sommet européen

France et Allemagne dans un document conjoint veulent renforcer la croissance et l’emploi en Europe. Avec cinq grandes priorités : 1) effort supplémentaire pour lutter contre le chômage en particulier des jeunes 2) développer les outils adéquats pour le financement des entreprises, en particulier PME 3) mieux utiliser les fonds européens 4) compléter le cadre de la réglementation financière 5) moderniser l’administration 6) renforcer l’accès aux marchés tiers. Ces propositions seront débattues au sommet informel des chefs d’Etat et de gouvernement le 30 janvier.

Deux nouveaux traités européens en discussion : progrès et avancées

Les négociateurs ont bouclé le projet de traité dit «Fiscal Compact». Ce texte, décidé le 9 décembre 2011, vise à renforcer la gouvernance et le respect de la discipline budgétaire dans les pays signataires (en principe tous, sauf le Royaume-Uni). Il sera adopté le 30 janvier. Parallèlement, les discussions pour une modification de l’actuel Traité de Lisbonne se poursuivent pour créer un Mécanisme européen de stabilité (MES), sorte de Fonds monétaire européen destiné à venir en aide aux pays en difficultés.

Appel du patronat européen aux vingt-sept chefs d’Etat et de gouvernement

BusinessEurope, l’organisation patronale européenne dont le MEDEF est membre, alerte les chefs d’Etat et de gouvernement avant le sommet du 30 janvier. Il souligne le caractère crucial du rétablissement des finances publiques, tel que prévu dans le «Fiscal Compact». Au-delà de ce texte, BusinessEurope insiste pour qu’une stratégie européenne de croissance soit lancée et mise en oeuvre, par l’Union et par chacun des Etats membres, au premier semestre.

Le programme de travail des ministres des Finances européens

Les vingt-sept ministres européens des finances ont acté le 24 janvier leurs priorités des six prochains mois. 1) Mise en oeuvre effective du «semestre européen» (contrôle préalable des budgets nationaux par l’Union) : le Conseil européen du 1er et 2 mars donnera son avis sur les recommandations pays par pays 2) renforcement de la réglementation financière (directive omnibus II, CRDIV, transparence des sociétés cotées, règlement sur les agences de notation, révision de la directive abus de marché) 3) progrès sur la taxe sur les transactions financières, révision taxation de l’énergie, base commune de l’IS.

Nouvelles mesures européennes contre l’Iran

Le Conseil des ministres des affaires étrangères européens a décidé, le 25 janvier, de nouvelles sanctions contre l’Iran. Il considère que ce pays refuse de se soumettre à ses obligations internationales et de coopérer avec l’Agence de l’énergie atomique. Il a arrêté des mesures restrictives supplémentaires dans le secteur de l’énergie, y compris un embargo progressif sur les importations dans l’UE de pétrole brut iranien, dans le secteur financier et dans le secteur des transports, ainsi que de nouvelles restrictions à l’exportation, concernant notamment l’or et les biens et technologies à double usage.

«Fabriqué en France» : une proposition de résolution de l’Assemblée nationale

L’Assemblée nationale examinera le 2 février une proposition, co-signée par 107 députés UMP. Le texte demande un règlement européen imposant l’indication d’origine des pays de production. Il demande aussi à la Commission d’ouvrir une réflexion sur le marquage «fabriqué dans l’Union européenne».

La Croatie dit oui à l’Europe

Par plus de 66% des voix au référendum, les Croates ont approuvé leur entrée dans l’Union européenne. Celle-ci est prévue pour le 1er juillet 2013. A condition que ce traité d’adhésion soit approuvé par chacun des vingt-sept parlements nationaux.

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