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Publié le 27 janvier 2012.
La hausse des prélèvements obligatoires (entre 28 et 40 milliards d’euros annuels) sur les ménages et les entreprises est le levier essentiel de la stratégie de réduction des déficits publics annoncée par François Hollande. Il annonce notamment une suppression de "niches" fiscales et sociales sur les entreprises à hauteur de 17 milliards d’euros annuels. Il prévoit également une augmentation des taux de cotisations employeurs pour financer les retraites de 0,1 point par an, soit 500 millions d’euros la première année, jusqu’à 2,5 milliards d’euros en 2017. Ces différentes annonces constituent autant de charges nouvelles sur les entreprises françaises, alors qu’elles subissent déjà l’un des taux de prélèvements obligatoires le plus élevé d’Europe.
François Hollande prévoit une baisse du taux de dépenses publiques par rapport au PIB de 2,6 points sur 5 ans. Toutefois les pistes de réduction restent à préciser. D’autant qu’un nombre significatif de dépenses supplémentaires sont prévues : remise en cause de la réforme des retraites, coup d’arrêt de la RGPP, création de 150 000 emplois d’avenir…
La volonté de faire des PME une priorité rejoint l’ambition du Medef ("PME Attitude"). C’est en prenant soin des TPE et PME, pour leur permettre de grandir et de devenir des ETI, que nous retrouverons le chemin de la croissance et de l’emploi. François Hollande préconise des taux d’IS différenciés selon la taille de l’entreprise. La proposition mérite d’être précisée. Un taux d’IS réduit à 15% existe déjà pour les très petites entreprises, et le Medef préconise un relèvement des seuils, a minima jusqu’à 10 millions d’euros de chiffre d’affaires. En revanche, il serait préjudiciable d’augmenter le taux d’IS pour les grandes entreprises, alors que ce taux est aujourd’hui supérieur de 3,4 points par rapport à l’Allemagne, et de près de 10 points par rapport à la moyenne européenne. Cela pénaliserait l’attractivité de la France et nuirait à la concurrence entre les entreprises.
L’accès aux financements des PME est bien sûr à encourager. OSEO remplit aujourd’hui sa mission de manière satisfaisante sur l’ensemble du territoire en relation de proximité avec les PME. Mieux vaut renforcer ses moyens que de créer une nouvelle entité. Le recours au LDD pour financer les PME est cependant une voie intéressante.
Le modèle universel des banques françaises est à l’origine de leur succès. Notre économie sera d’autant plus forte qu’elle s’appuiera sur de grandes banques. On peut craindre qu’une séparation en deux de leurs activités, s’ajoutant aux réglementations de Bâle 3, à un surcroît de taxation des bénéfices et à une nouvelle taxe sur les transactions financières ne les affaiblissent.
Tout engagement en faveur des entreprises doit s’accompagner de mesures créant un écosystème favorable à la croissance des entreprises : flexi-sécurité du marché du travail, financement de la protection sociale ne reposant pas uniquement sur le travail, maintien d’un accès à des énergies à un coût compétitif… De ce point de vue, le projet ne comporte aucune proposition spécifique. De plus, les annonces sur le nucléaire mettent en péril une filière d’excellence française, et d’une manière générale l’un de nos rares avantages compétitifs. Ce point est d’autant plus important que les précisions ne sont pas apportées par le candidat du Parti socialiste sur les solutions alternatives, leur montée en puissance et leur coût.
François Hollande propose la constitutionnalisation du dialogue social. C’est ce que propose le Medef depuis 2007.
L’avenir de la France passe par l’Europe. Le Traité en cours de finalisation par les Etats membres de la zone euro et la quasi-totalité des Etats de l’Union européenne est une étape indispensable pour constituer les bases d’une gouvernance économique européenne. Le Medef estime regrettable d’annoncer d’ores et déjà une renégociation de ce Traité. A terme, la solution ce sont les Etats-Unis d’Europe. Le Medef encourage les candidats à passer à de nouvelles étapes de la construction européenne.
Voir l’article sur le site du MEDEF National
Publié le 23 janvier 2012.
Impôt sur les sociétés, convergence France-Allemagne, sommet européen, Hongrie, banques, restructurations d’entreprises et anticipation du changement, 25ème anniversaire d’Erasmus…
Impôt sur les sociétés : France-Allemagne, des propositions de coordination fiscale
Les ministres français et allemands des Finances présenteront fin février des propositions de convergence de l’IS. L’objectif est de parvenir courant 2013 à un impôt sur les sociétés commun. Dans un document conjoint adressé aux autorités européennes, ils demandent également l’accélération de la coordination fiscale européenne. Ils soutiennent la proposition de taxation européenne des transactions financières et veulent accélérer les négociations sur une taxe carbone européenne.
Convergence France-Allemagne : le Medef travaille avec ses homologues BDI et BDA
A l’initiative de Laurence Parisot, un groupe de chefs d’entreprises franco-allemands a examiné les possibilités de convergence entre les deux économies. Ces propositions vont maintenant être soumises aux organisations patronales allemandes. Il s’agit de résoudre les difficultés rencontrées des deux côtés du Rhin. L’objectif est aussi de recenser les bonnes pratiques des deux pays. Olivier Homolle, président de l’Union des industries chimiques, conduit la délégation patronale française.
Sommet européen le 30 janvier pour adopter un nouveau traité de stabilité
Le Conseil européen extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement se réunira le 30 janvier pour approuver le nouveau «Traité de stabilité, de coordination et de gouvernance dans l’Union économique et monétaire». Le texte encore en négociation sera ensuite signé le 1er mars lors d’un nouveau sommet. Il devra être ratifié par un nombre suffisant d’Etats membres pour entrer en vigueur. Le Royaume-Uni a déjà annoncé son refus de participer à cet accord.
Hongrie : le pays sous l’oeil de la Commission et du Parlement
La Commission a lancé le 17 janvier trois procédures d’infractions accélérées aux règles communautaires contre la Hongrie. Sont en question les atteintes possibles à la protection des données personnelles, la pleine indépendance de la Banque centrale et la nouvelle règlementation concernant la mise à la retraite des juges. La Hongrie a un mois pour répondre. La politique du premier ministre, Vicktor Orban, Vice-président du PPE, est mise en cause par des eurodéputés socialistes, verts et libéraux. Le Medef a accueilli le 16 janvier l’ambassadeur de France en Hongrie pour un point, avec les entreprises françaises concernées, des évolutions actuelles dans ce pays.
Banques : un groupe d’experts constitué auprès du commissaire Barnier
Dès février, se réunira, à l’initiative de Michel Barnier, un groupe d’experts chargé de réfléchir aux moyens de renforcer la stabilité du secteur bancaire en Europe. Le groupe est présidé par le gouverneur de la Banque de Finlande, Erkki Liikanen, ex-commissaire européen. Il s’agit d’identifier, en plus des réformes réglementaires en cours, d’autres mesures pour renforcer l’efficacité du secteur et mieux protéger le consommateur.
Restructurations d’entreprises et anticipation du changement : consultation européenne
Le commissaire Lazlo Andor a annoncé le lancement d’une consultation sur les conséquences sociales des restructurations d’entreprises. La Commission entend recenser les pratiques et les politiques efficaces en matière de restructuration. La consultation est ouverte jusqu’au 30 mars 2012.
25ème anniversaire d’Erasmus le 30 janvier
Depuis le lancement en 1987, près de 3 millions d’étudiants et d’enseignants ont pu étudier ou enseigner à l’étranger. Trente-trois pays participent au programme Erasmus (les 27 + Croatie, Islande, Liechtenstein, Norvège, Suisse et Turquie). La Commission demande une augmentation significative du soutien de l’Union européenne pour la mobilité de l’enseignement supérieur dans son nouveau programme pour l’éducation, la formation et la jeunesse («Erasmus pour tous»), qui débutera en 2014.
Voir l’article sur le site du MEDEF National
Publié le 23 janvier 2012.
Impôt sur les sociétés, convergence France-Allemagne, sommet européen, Hongrie, banques, restructurations d’entreprises et anticipation du changement, 25ème anniversaire d’Erasmus…
Impôt sur les sociétés : France-Allemagne, des propositions de coordination fiscale
Les ministres français et allemands des Finances présenteront fin février des propositions de convergence de l’IS. L’objectif est de parvenir courant 2013 à un impôt sur les sociétés commun. Dans un document conjoint adressé aux autorités européennes, ils demandent également l’accélération de la coordination fiscale européenne. Ils soutiennent la proposition de taxation européenne des transactions financières et veulent accélérer les négociations sur une taxe carbone européenne.
Convergence France-Allemagne : le Medef travaille avec ses homologues BDI et BDA
A l’initiative de Laurence Parisot, un groupe de chefs d’entreprises franco-allemands a examiné les possibilités de convergence entre les deux économies. Ces propositions vont maintenant être soumises aux organisations patronales allemandes. Il s’agit de résoudre les difficultés rencontrées des deux côtés du Rhin. L’objectif est aussi de recenser les bonnes pratiques des deux pays. Olivier Homolle, président de l’Union des industries chimiques, conduit la délégation patronale française.
Sommet européen le 30 janvier pour adopter un nouveau traité de stabilité
Le Conseil européen extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement se réunira le 30 janvier pour approuver le nouveau «Traité de stabilité, de coordination et de gouvernance dans l’Union économique et monétaire». Le texte encore en négociation sera ensuite signé le 1er mars lors d’un nouveau sommet. Il devra être ratifié par un nombre suffisant d’Etats membres pour entrer en vigueur. Le Royaume-Uni a déjà annoncé son refus de participer à cet accord.
Hongrie : le pays sous l’oeil de la Commission et du Parlement
La Commission a lancé le 17 janvier trois procédures d’infractions accélérées aux règles communautaires contre la Hongrie. Sont en question les atteintes possibles à la protection des données personnelles, la pleine indépendance de la Banque centrale et la nouvelle règlementation concernant la mise à la retraite des juges. La Hongrie a un mois pour répondre. La politique du premier ministre, Vicktor Orban, Vice-président du PPE, est mise en cause par des eurodéputés socialistes, verts et libéraux. Le Medef a accueilli le 16 janvier l’ambassadeur de France en Hongrie pour un point, avec les entreprises françaises concernées, des évolutions actuelles dans ce pays.
Banques : un groupe d’experts constitué auprès du commissaire Barnier
Dès février, se réunira, à l’initiative de Michel Barnier, un groupe d’experts chargé de réfléchir aux moyens de renforcer la stabilité du secteur bancaire en Europe. Le groupe est présidé par le gouverneur de la Banque de Finlande, Erkki Liikanen, ex-commissaire européen. Il s’agit d’identifier, en plus des réformes réglementaires en cours, d’autres mesures pour renforcer l’efficacité du secteur et mieux protéger le consommateur.
Restructurations d’entreprises et anticipation du changement : consultation européenne
Le commissaire Lazlo Andor a annoncé le lancement d’une consultation sur les conséquences sociales des restructurations d’entreprises. La Commission entend recenser les pratiques et les politiques efficaces en matière de restructuration. La consultation est ouverte jusqu’au 30 mars 2012.
25ème anniversaire d’Erasmus le 30 janvier
Depuis le lancement en 1987, près de 3 millions d’étudiants et d’enseignants ont pu étudier ou enseigner à l’étranger. Trente-trois pays participent au programme Erasmus (les 27 + Croatie, Islande, Liechtenstein, Norvège, Suisse et Turquie). La Commission demande une augmentation significative du soutien de l’Union européenne pour la mobilité de l’enseignement supérieur dans son nouveau programme pour l’éducation, la formation et la jeunesse («Erasmus pour tous»), qui débutera en 2014.
Voir l’article sur le site du MEDEF National
Publié le 23 janvier 2012.
FRANCE
- Créations d’entreprise en 2011 : -11,4%, quasi-stabilité hors auto-entrepreneurs
- Financement des grandes entreprises en janvier 2012 : arrêt de la dégradation
- Espérance de vie à 60 ans entre 1980 et 2010 : cinq années de plus pour les hommes comme pour les femmes
- Emploi des seniors en France en 2010 : taux supérieur à la moyenne européenne avant 60 ans, et nettement inférieur après
INTERNATIONAL
- Immobilier résidentiel aux Etats-Unis en décembre 2011 : vers une éclaircie ?
- Croissance chinoise au 4ème trimestre 2011 : poursuite du ralentissement, stimulation de l’activité mondiale
- Marchés des produits de base début 2012 : une hausse qui témoigne d’une économie mondiale qui reste dynamique
BRÈVES
- Révision à la baisse de la croissance allemande pour 2012 (+0,7% contre +1%) ;
- Dégradation de la note du FEFS (perte du triple A) suite à la dégradation de la note française et autrichienne.

En décembre 2011, les créations d’entreprises ont enregistré une baisse de -13% par rapport à novembre, nettement plus importante pour les créations d’auto-entreprise (-19,5%, données brutes) que pour celles hors auto-entrepreneurs (-6,3%, données CVS). La moyenne du 4ème trimestre 2011 s’inscrit en baisse de -7,2% par rapport à celui de 2010 (-0,6% pour les seules créations hors auto-entrepreneurs).
Pour l’ensemble de l’année 2011, le total des créations d’entreprise (554 282) a baissé de -11,4% par rapport à 2010 (-71 077), imputable pour l’essentiel aux auto-entrepreneurs (-67 978). Ces derniers représentent encore 53% de l’ensemble des créations d’entreprises. En revanche, les créations d’entreprise hors auto-entrepreneurs sont restées quasiment stables (-1,2%). Leur niveau est inférieur de 20,4% à son point haut de 2008, mais dépasse encore de 50 000 celui qui prévalait dix ans plus tôt (+22%).
Sur le plan sectoriel, cette baisse globale des créations d’entreprise de -11,4% entre 2010 et 2011 concerne l’ensemble des principaux secteurs, mais avec des intensités inégales. Dans les services marchands, dont la part dans le total est passée de 44,3% en 2000 à 49,2% en 2011, les créations se sont réduites de -12,7%. Dans la construction (14,9% du total) et le commerce (21%), elles ont baissé de -11,2%. L’industrie manufacturière, qui ne représente désormais que 4,1% des créations (5,7% en 2000), a enregistré une baisse de « seulement » -6%.



D’après l’enquête de janvier 2012 réalisée par l’AFTE et Coe-Rexecode, les trésoriers des « grandes » entreprises (500 salariés et plus) considèrent que :
- leur situation de trésorerie d’exploitation est quasi-normale (le solde d’opinion n’a pas pour autant retrouvé sa moyenne de longue période) ;
- les marges payées sur les crédits bancaires se seraient un peu infléchies mais restent fortes (solde d’opinion toujours très supérieur à la moyenne 2005-2011) ;
- la recherche de financement est toujours difficile, sans s’accentuer cependant ;
- les délais de paiement des clients restent longs, même si le solde d’opinion s’est légèrement replié (niveau bien au-delà de sa moyenne de longue période).

L’INSEE vient de publier le bilan démographique 2011 de la France, dont il ressort notamment :
- population totale: 65,3 millions (63,5 pour la seule France métropolitaine), soit +0,5% entre 2010 et 2011 ;
- taux de fécondité : 2,01
- espérance de vie à la naissance : 78,2 ans pour les hommes, et 84,8 ans pour les femmes (3 mois par an de plus pour les hommes et 2 mois par an de plus pour les femmes depuis 1994) ;
- espérance de vie à 60 ans: 22,5 années pour les hommes (82,5 ans), et 27,3 années pour les femmes (87,3 ans)
Entre 1980 et 2011, l’espérance de vie à 60 s’est allongée de quelque 5 années (5,2 pour les hommes et de 4,9 pour les femmes).
Cette évolution peut être mise en relation avec la baisse de 5 années de l’âge légal du départ à la retraite au début des années 80, de 65 à 60 ans, borne restée inchangée jusqu’à la réforme des retraites de 2010.

Les chiffres publiés début janvier 2012 par Eurostat confirment que l’emploi des seniors en France relativement à la moyenne européenne est très variable selon la tranche d’âge considérée.
Contrairement à l’idée reçue, le taux d’emploi des seniors âgés de 50 à 59 ans (c’est-à -dire avant l’âge légal de départ à la retraite) dépassait, en 2010, de 2,5 points la moyenne de l’Union Européenne (70,9% contre 68,4%). L’écart est de 5 points dans la tranche des 50-54 ans.
En revanche, pour les 60-64 ans, le taux d’emploi en France est inférieur de 40% au taux moyen européen (17,9% contre 30,5%), effet mécanique du « couperet » de la retraite à 60 ans. Il est le plus faible de la zone euro (Slovaquie mise à part), et parmi les plus faibles de l’Union européenne à 27 (juste devant la Slovaquie, la Hongrie et Malte).
Ces chiffres attestent que le problème en France est moins celui de « l’emploi des seniors » que celui de l’emploi des plus de 60 ans, c’est-à -dire celui de l’âge légal de départ à la retraite. La réforme des retraites de 2010, en relevant ce dernier de 60 à 62 ans, est un premier pas vers un redressement du taux d’emploi des seniors, et vers une convergence avec les autres pays européens. L’expérience des autres pays montre qu’un âge plus élevé de départ à la retraite s’accompagne toujours d’un taux d’emploi plus élevé des seniors… jamais au détriment des plus jeunes.

Les mises en chantier de logements aux Etats-Unis ont baissé de -4,1% entre novembre et décembre 2011.
Néanmoins, la moyenne du dernier trimestre 2011 témoigne d’un certain réveil du marché du logement américain.
Les mises en chantier se sont accrues de +6,7% entre le 3ème et le 4ème trimestre 2011, pour atteindre 657 000 en rythme annualisé, plus haut niveau depuis le 4ème trimestre 2008. Malgré ce léger mieux, il est encore inférieur de 60% à la moyenne des années 1998-2008 et très en deçà des besoins estimés en construction pour chaque année (environ 1,5 million de logements), compte tenu de la démographie, des nécessités de renouvellement du parc, etc.
Cette amélioration du marché du logement est confirmée par l’allègement des stocks de logements à vendre, signe d’une demande plus active. Dans le neuf, ils s’élevaient à 158 000 en novembre 2011 (dernier mois connu), niveau historiquement bas depuis 50 ans. Dans l’ancien, ils sont retombés à leur niveau du printemps 2005 (2,58 millions).
Compte tenu du fait que les dépenses dans la construction non résidentielle (investissements des entreprises) sont déjà reparties à la hausse, ces évolutions du marché américain du logement ne peuvent que renforcer la dynamisation de l’ensemble du secteur de la construction, dont on sait le rôle moteur sur l’évolution de l’emploi et de la croissance aux Etats-Unis.

Selon une première estimation, la croissance du PIB chinois s’est de nouveau modérée au 4ème trimestre 2011, tout en restant très soutenue : +8,2% l’an, après +9,4% au trimestre précédent. Sur un an, elle a poursuivi son tassement (+8,9%, contre +9,7% un an plus tôt).
Ce ralentissement modéré de la croissance de la Chine s’explique notamment par la contribution négative de son commerce extérieur. Les exportations chinoises se sont tassées (+1% entre le 3ème et le 4ème trimestre 2011) pénalisée par le ralentissement mondial. Dans le même temps, les importations se sont fortement accrues (+10,1%), signe de la vigueur de la demande intérieure. D’où la forte contraction de l’excédent commercial (62 milliards de dollars annualisés au quatrième trimestre 2011, après 215 au troisième et 251 au deuxième).
Cette dégradation est le signe que la Chine stimule l’activité mondiale. L’observation vaut plus largement pour l’ensemble de l’Asie émergente (où le poids de la Chine est déterminant), dont la balance commerciale est déficitaire depuis octobre 2011, du fait de la vigueur des importations.

Sur le marché des produits de base, l’heure est au raffermissement. Le prix du pétrole s’est accru de +7,7% en dollars entre mi-décembre (dernier point bas) et mi-janvier, pour s’établir à 112 dollars le baril de Brent. En euros, la hausse a été plus importante (+9,5%, soit 87 euros le baril), en raison de la dépréciation récente de l’euro face au dollar. Simultanément, le cours des matières premières (hors pétrole et métaux précieux) a monté de +5,9% en dollars sur la même période (+7,5% en euros). La hausse a été plus marquée pour les matières premières industrielles. (+9,3%) que pour les matières premières alimentaires (+2,9%), lesquelles ont vu leurs cours baisser depuis début janvier.
Ce redressement des prix des produits de base témoigne d’un dynamisme persistant de l’économie mondiale, malgré un certain ralentissement. Preuve en est notamment la solidité de la croissance chinoise ou l’embellie qui se confirme de la conjoncture américaine.
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Publié le 23 janvier 2012.
FRANCE
- Créations d’entreprise en 2011 : -11,4%, quasi-stabilité hors auto-entrepreneurs
- Financement des grandes entreprises en janvier 2012 : arrêt de la dégradation
- Espérance de vie à 60 ans entre 1980 et 2010 : cinq années de plus pour les hommes comme pour les femmes
- Emploi des seniors en France en 2010 : taux supérieur à la moyenne européenne avant 60 ans, et nettement inférieur après
INTERNATIONAL
- Immobilier résidentiel aux Etats-Unis en décembre 2011 : vers une éclaircie ?
- Croissance chinoise au 4ème trimestre 2011 : poursuite du ralentissement, stimulation de l’activité mondiale
- Marchés des produits de base début 2012 : une hausse qui témoigne d’une économie mondiale qui reste dynamique
BRÈVES
- Révision à la baisse de la croissance allemande pour 2012 (+0,7% contre +1%) ;
- Dégradation de la note du FEFS (perte du triple A) suite à la dégradation de la note française et autrichienne.

En décembre 2011, les créations d’entreprises ont enregistré une baisse de -13% par rapport à novembre, nettement plus importante pour les créations d’auto-entreprise (-19,5%, données brutes) que pour celles hors auto-entrepreneurs (-6,3%, données CVS). La moyenne du 4ème trimestre 2011 s’inscrit en baisse de -7,2% par rapport à celui de 2010 (-0,6% pour les seules créations hors auto-entrepreneurs).
Pour l’ensemble de l’année 2011, le total des créations d’entreprise (554 282) a baissé de -11,4% par rapport à 2010 (-71 077), imputable pour l’essentiel aux auto-entrepreneurs (-67 978). Ces derniers représentent encore 53% de l’ensemble des créations d’entreprises. En revanche, les créations d’entreprise hors auto-entrepreneurs sont restées quasiment stables (-1,2%). Leur niveau est inférieur de 20,4% à son point haut de 2008, mais dépasse encore de 50 000 celui qui prévalait dix ans plus tôt (+22%).
Sur le plan sectoriel, cette baisse globale des créations d’entreprise de -11,4% entre 2010 et 2011 concerne l’ensemble des principaux secteurs, mais avec des intensités inégales. Dans les services marchands, dont la part dans le total est passée de 44,3% en 2000 à 49,2% en 2011, les créations se sont réduites de -12,7%. Dans la construction (14,9% du total) et le commerce (21%), elles ont baissé de -11,2%. L’industrie manufacturière, qui ne représente désormais que 4,1% des créations (5,7% en 2000), a enregistré une baisse de « seulement » -6%.



D’après l’enquête de janvier 2012 réalisée par l’AFTE et Coe-Rexecode, les trésoriers des « grandes » entreprises (500 salariés et plus) considèrent que :
- leur situation de trésorerie d’exploitation est quasi-normale (le solde d’opinion n’a pas pour autant retrouvé sa moyenne de longue période) ;
- les marges payées sur les crédits bancaires se seraient un peu infléchies mais restent fortes (solde d’opinion toujours très supérieur à la moyenne 2005-2011) ;
- la recherche de financement est toujours difficile, sans s’accentuer cependant ;
- les délais de paiement des clients restent longs, même si le solde d’opinion s’est légèrement replié (niveau bien au-delà de sa moyenne de longue période).

L’INSEE vient de publier le bilan démographique 2011 de la France, dont il ressort notamment :
- population totale: 65,3 millions (63,5 pour la seule France métropolitaine), soit +0,5% entre 2010 et 2011 ;
- taux de fécondité : 2,01
- espérance de vie à la naissance : 78,2 ans pour les hommes, et 84,8 ans pour les femmes (3 mois par an de plus pour les hommes et 2 mois par an de plus pour les femmes depuis 1994) ;
- espérance de vie à 60 ans: 22,5 années pour les hommes (82,5 ans), et 27,3 années pour les femmes (87,3 ans)
Entre 1980 et 2011, l’espérance de vie à 60 s’est allongée de quelque 5 années (5,2 pour les hommes et de 4,9 pour les femmes).
Cette évolution peut être mise en relation avec la baisse de 5 années de l’âge légal du départ à la retraite au début des années 80, de 65 à 60 ans, borne restée inchangée jusqu’à la réforme des retraites de 2010.

Les chiffres publiés début janvier 2012 par Eurostat confirment que l’emploi des seniors en France relativement à la moyenne européenne est très variable selon la tranche d’âge considérée.
Contrairement à l’idée reçue, le taux d’emploi des seniors âgés de 50 à 59 ans (c’est-à -dire avant l’âge légal de départ à la retraite) dépassait, en 2010, de 2,5 points la moyenne de l’Union Européenne (70,9% contre 68,4%). L’écart est de 5 points dans la tranche des 50-54 ans.
En revanche, pour les 60-64 ans, le taux d’emploi en France est inférieur de 40% au taux moyen européen (17,9% contre 30,5%), effet mécanique du « couperet » de la retraite à 60 ans. Il est le plus faible de la zone euro (Slovaquie mise à part), et parmi les plus faibles de l’Union européenne à 27 (juste devant la Slovaquie, la Hongrie et Malte).
Ces chiffres attestent que le problème en France est moins celui de « l’emploi des seniors » que celui de l’emploi des plus de 60 ans, c’est-à -dire celui de l’âge légal de départ à la retraite. La réforme des retraites de 2010, en relevant ce dernier de 60 à 62 ans, est un premier pas vers un redressement du taux d’emploi des seniors, et vers une convergence avec les autres pays européens. L’expérience des autres pays montre qu’un âge plus élevé de départ à la retraite s’accompagne toujours d’un taux d’emploi plus élevé des seniors… jamais au détriment des plus jeunes.

Les mises en chantier de logements aux Etats-Unis ont baissé de -4,1% entre novembre et décembre 2011.
Néanmoins, la moyenne du dernier trimestre 2011 témoigne d’un certain réveil du marché du logement américain.
Les mises en chantier se sont accrues de +6,7% entre le 3ème et le 4ème trimestre 2011, pour atteindre 657 000 en rythme annualisé, plus haut niveau depuis le 4ème trimestre 2008. Malgré ce léger mieux, il est encore inférieur de 60% à la moyenne des années 1998-2008 et très en deçà des besoins estimés en construction pour chaque année (environ 1,5 million de logements), compte tenu de la démographie, des nécessités de renouvellement du parc, etc.
Cette amélioration du marché du logement est confirmée par l’allègement des stocks de logements à vendre, signe d’une demande plus active. Dans le neuf, ils s’élevaient à 158 000 en novembre 2011 (dernier mois connu), niveau historiquement bas depuis 50 ans. Dans l’ancien, ils sont retombés à leur niveau du printemps 2005 (2,58 millions).
Compte tenu du fait que les dépenses dans la construction non résidentielle (investissements des entreprises) sont déjà reparties à la hausse, ces évolutions du marché américain du logement ne peuvent que renforcer la dynamisation de l’ensemble du secteur de la construction, dont on sait le rôle moteur sur l’évolution de l’emploi et de la croissance aux Etats-Unis.

Selon une première estimation, la croissance du PIB chinois s’est de nouveau modérée au 4ème trimestre 2011, tout en restant très soutenue : +8,2% l’an, après +9,4% au trimestre précédent. Sur un an, elle a poursuivi son tassement (+8,9%, contre +9,7% un an plus tôt).
Ce ralentissement modéré de la croissance de la Chine s’explique notamment par la contribution négative de son commerce extérieur. Les exportations chinoises se sont tassées (+1% entre le 3ème et le 4ème trimestre 2011) pénalisée par le ralentissement mondial. Dans le même temps, les importations se sont fortement accrues (+10,1%), signe de la vigueur de la demande intérieure. D’où la forte contraction de l’excédent commercial (62 milliards de dollars annualisés au quatrième trimestre 2011, après 215 au troisième et 251 au deuxième).
Cette dégradation est le signe que la Chine stimule l’activité mondiale. L’observation vaut plus largement pour l’ensemble de l’Asie émergente (où le poids de la Chine est déterminant), dont la balance commerciale est déficitaire depuis octobre 2011, du fait de la vigueur des importations.

Sur le marché des produits de base, l’heure est au raffermissement. Le prix du pétrole s’est accru de +7,7% en dollars entre mi-décembre (dernier point bas) et mi-janvier, pour s’établir à 112 dollars le baril de Brent. En euros, la hausse a été plus importante (+9,5%, soit 87 euros le baril), en raison de la dépréciation récente de l’euro face au dollar. Simultanément, le cours des matières premières (hors pétrole et métaux précieux) a monté de +5,9% en dollars sur la même période (+7,5% en euros). La hausse a été plus marquée pour les matières premières industrielles. (+9,3%) que pour les matières premières alimentaires (+2,9%), lesquelles ont vu leurs cours baisser depuis début janvier.
Ce redressement des prix des produits de base témoigne d’un dynamisme persistant de l’économie mondiale, malgré un certain ralentissement. Preuve en est notamment la solidité de la croissance chinoise ou l’embellie qui se confirme de la conjoncture américaine.
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Publié le 19 janvier 2012.
Le Medef se félicite de la réactivation immédiate du dispositif « zéro charge » pour toute embauche d’un jeune de moins de 26 ans dans une entreprise de moins de 10 salariés qu’il réclamait depuis son interruption en juin 2010.
« Dès aujourd’hui, le Medef, à travers son réseau territorial, sensibilise les TPE à la mise en place immédiate du « zéro charge » TPE. Ce dispositif que j’appelais de mes vÅ“ux est dans l’intérêt des jeunes qui cherchent un emploi, dans l’intérêt des TPE qui se battent tous les jours pour développer leur activité. C’est de notre intérêt à tous », déclare Laurence Parisot, Présidente du Medef.
Le Medef rappelle que le dispositif « zéro charge » a été extraordinairement efficace sur la période 2008-2010 en contribuant à la création de plus d’un million d’emplois et que 90 % des adhérents du Medef ont moins de 50 salariés.
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Publié le 19 janvier 2012.
« Nous avons eu une réunion très riche, très diverse ; beaucoup, beaucoup de sujets abordés, avec une ligne directrice très claire : la compétitivité de notre pays. Et au fond, il était tout à fait intéressant d’observer que tout le monde partageait le diagnostic d’un affaiblissement de notre compétitivité. Chacun avait néanmoins des nuances à émettre. Certains insistaient sur la compétitivité hors prix, d’autres sur la compétitivité prix. Mais il y avait bien un point de départ commun. A partir de là , il y a eu deux orientations : la discussion sur des mesures immédiates, d’urgence parce que la situation dans certains secteurs, pour certaines tailles d’entreprises, est fragile et puis il y a eu aussi un débat sur des réformes plus structurelles mais toujours liées à la compétitivité.
Sur les mesures d’urgence, il y a sans aucun doute un consensus sur l’activité partielle. On peut faire mieux, plus simple, et donc plus accessible, notamment pour les PME et les ETI. Il y a aussi un consensus pour aborder la question de l’emploi d’une manière un petit peu différente de ce qui a été fait jusqu’à présent : il s’agit de partir des besoins de l’entreprise pour ensuite repérer celui qui est au chômage et qui peut soit parfaitement convenir à ses besoins, soit qui a besoin d’être formé pour satisfaire l’offre de l’entreprise. Et de ce point de vue- là , nous, Medef, avec nos plus grandes branches professionnelles, nous avons dit au président de la République que nous étions prêts à nous engager sur un objectif de 60 000 personnes embauchées au cours de l’année 2012 via le dispositif de Préparation Opérationnelle à l’Emploi. Et puis nous avons insisté aussi sur la nécessité de mettre en œuvre rapidement les accords jeunes que nous avons signés avec les organisations syndicales récemment.
Dans l’urgence, dans les mesures qu’il convient de vraiment peaufiner rapidement pour faciliter les ajustements, nous mettons également les accords de compétitivité emploi. Nous considérons qu’il y a eu déjà beaucoup de débats sur le sujet, que faciliter l’ajustement des paramètres durée du travail, masse salariale et conservation de l’emploi dans l’entreprise, faciliter l’ajustement de ces paramètres, c’est quelque chose qui serait extraordinairement favorable à la survie d’entreprises qui aujourd’hui sont fragilisées et forcément favorable à l’emploi. Nous avons dit que nous étions prêts à envisager des pactes pour avoir une approche gagnante-gagnante. Même si certains des aspects de ce dossier méritent aussi d’être approfondis dans le cadre des négociations que nous menons actuellement avec les organisations syndicales.
Toujours dans l’urgence, il faut sans arrêt se poser la question de la trésorerie des entreprises et des fonds propres des entreprises. Sur la trésorerie des entreprises, nous avons renouvelé la demande que nous formulons depuis un certain temps : que le privilège du Trésor ne soit pas maintenu et que, ainsi, il puisse y avoir des souplesses nouvelles dans les discussions entre les entreprises et les banques. Le président de la République nous a recommandé et incité à rencontrer la ministre du Budget Valérie Pécresse sur ce sujet. Ce que nous allons faire bien sûr très vite. Sur les fonds propres des entreprises également, nous disons Oséo, c’est formidable, cela marche très bien ; il faut que le FSI se comporte aussi d’une manière adaptée, notamment pour les besoins du tissu industriel, de nos PME de l’industrie, notamment nos PME patrimoniales.
Et puis, au-delà de cela, de ces mesures d’urgence, des engagements que nous formulons, notamment sur les Préparations Opérationnelles à l’Emploi, nous avons bien sûr discuté du financement de la protection sociale. Nous avons dit que la charge qui pèse sur la production, sur le travail, est aujourd’hui pénalisante pour tout le monde. Pour nos entreprises, pour leur développement, pour leur rentabilité, pour leur capacité à investir et à innover, pour les salariés également. Et il convient de se demander comment faire glisser une partie de cette charge vers d’autres assiettes. Nous pensons qu’il faut faire glisser notamment tout ce qui concerne le financement de la famille. Nous avons dit au président de la République qu’il y a plusieurs scénarios possibles. Il y a un scénario qui consiste à faire glisser une partie des charges et des cotisations famille que paye l’employeur vers la TVA ; on peut aussi imaginer un scénario qui serait de baisser à la fois les cotisations employeurs et salariés. Le président a dit que ce n’était pas la solution qu’il privilégiait mais il a dit que les discussions étaient ouvertes et que d’ailleurs, d’autres consultations allaient suivre sur ce sujet-là . Nous avons dit tout simplement que, au fond, ce qui est important, c’est que, aujourd’hui, un mouvement semble engagé, un débat qui avait l’air d’être tabou est clairement posé, publiquement, et une direction nouvelle est prise. Ca, en soit, c’est vraiment déjà vraiment une formidable nouvelle pour la compétitivité de nos entreprises et de notre pays.
Comprenez bien que nous avons parlé de la compétitivité à l’intérieur de l’Union européenne et notamment de la zone euro. C’est là qu’il y a des enjeux que nous pourrions corriger finalement assez rapidement. C’est à portée de notre main.
Voilà l’essentiel de ce qui a été dit.
Un mot aussi sur la taxe sur les transactions financières qui a été évoquée bien sûr par le président de la République. Nous avons répété que si une telle taxe était européenne, nous ne pourrions que y être favorables. C’est un principe que nous comprenons. Et nous avons bien vu avec quel leadership le président de la République avait déjà fait bouger les lignes sur le sujet puisque, en quelques jours, la Chancelière Merkel a apporté son soutien et le Premier ministre espagnol. Et au fond, surtout, ce que nous avons dit, c’est que ce sujet renvoyait à un autre sujet qui est très important pour nous qui est le financement de l’économie. Ce qui nous préoccupe nous, représentants des entreprises et chefs d’entreprise nous-mêmes, c’est l’accès aux capitaux, c’est l’accès aux fonds propres pour financer nos développements, pour financer l’économie réelle. Et qu’il y ait un débat sur la taxe sur les transactions financières qui permette ainsi de réfléchir et de trouver de meilleures solutions pour financer l’économie réelle, c’est quelque chose qui, finalement, nous convient bien.
Voilà , je pense que je vous ai fait un résumé, une synthèse d’une réunion qui était vraiment excellente. »
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Publié le 18 janvier 2012.
De nombreuses PME font état des problèmes d’intelligence économique posés par la publication asymétrique des comptes des entreprises entre la France et ses principaux partenaires. Au sein de l’Union Européenne, les difficultés concernent au premier chef les différences de traitement entre la France et l’Allemagne. L’asymétrie d’information est perçue comme particulièrement injuste alors que les directives communautaires sont censées fixer des règles communes. Dans le cadre des réflexions menées par la délégation interministérielle à l’intelligence économique, le MEDEF a fait valoir une position qui permettrait à la fois de maintenir la transparence nécessaire tout en évitant de divulguer des informations directement utilisables par un concurrent.
Le MEDEF constate que les directives comptables européennes n’ont pas permis d’aboutir à une homogénéité de traitement au sein des différents Etats membres en ce qui concerne le dépôt et la publicité des comptes annuels. Ces différences de traitement pénalisent durement les PME françaises dont les comptes sont accessibles à leurs concurrents étrangers, sans réciprocité. C’est pourquoi le MEDEF propose de faire pleinement bénéficier les PME françaises des simplifications prévues par les directives comptables, ce qui assurerait une meilleure convergence avec les règles applicables en Allemagne.
En pratique, il conviendrait d’appliquer les simplifications suivantes :
- dispenser les petites entreprises, au sens de la directive, de publication du compte de résultat ;
- offrir la possibilité de publier des états abrégés pour les entreprises moyennes au sens de la directive.
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Publié le 17 janvier 2012.
Evoquant le sommet social du 18 janvier, Laurence Parisot a souligné la volonté du MEDEF et de dix grandes branches professionnelles d’aller plus loin sur la question de l’emploi, à travers la préparation opérationnelle à l’emploi.
« Demain, des choses vont être débattues, proposées pour faire face à la situation présente et donc il y aura probablement des adaptations très liées à la conjoncture qui seront actées sur le chômage partiel et sur la formation. Il y a un relatif consensus, et je pense que tout sera fait pour faciliter le développement du chômage partiel, le rendre plus facile à mettre en œuvre, notamment pour les PME. De même, on va faciliter l’accès à la formation pour ceux qui sont en chômage partiel et je pense que c’est quelque chose qui est vraiment bénéfique pour tout le monde.
Nous, nous voulons aller plus loin sur la question de l’emploi. Et comme je l’ai déjà laissé entendre, nous allons formuler une proposition assez précise et même un engagement en matière d’emploi. De même que nous l’avions fait il y a un peu plus d’un an en matière d’alternance, nous allons, au nom d’au moins dix grandes branches professionnelles, formuler un objectif de mise en œuvre d’un outil qui s’appelle la Préparation Opérationnelle à l’Emploi, qui est un outil, je vous le rappelle, qui part du besoin de l’entreprise qui estime qu’elle a tel poste de disponible, et un poste qui correspond à telle qualification, mais pour lequel elle ne trouve pas de personne ayant cette qualification. Donc, l’entreprise identifie un besoin ; Pôle Emploi, lui propose des candidats, qui pourraient accéder à ce travail mais qui n’ont pas la qualification exacte, correspondante. Le mécanisme consiste à ce que cette personne acquière une formation spécifique, en même temps qu’elle est certaine d’être embauchée. Ainsi, on satisfait une offre et une demande. On fait en sorte que l’offre et la demande se rencontrent. C’est quelque chose de très efficace, qui est assez peu développé. Au total, nous considérons que sur l’année 2012, nous pourrions embaucher ainsi grâce à cet outil de la Préparation Opérationnelle à l’Emploi, 60 000 personnes. Cela, c’est un engagement que nous allons faire précisément demain au Sommet.
Au-delà de ces sujets sur lesquels il ne peut y avoir qu’un consensus, d’autres enjeux tout-à -fait importants sont en débat. Des propositions ont été formulées et des approches exprimées par le gouvernement. Je parle des accords de compétitivité, d’un mécanisme type TVA sociale, je parle aussi d’une réforme plus profonde de l’assurance chômage.
Sur les accords de compétitivité, une observation est partagée par tout le monde : en Allemagne, on arrive beaucoup plus facilement à s’adapter à toute situation nouvelle, que ce soit une situation défavorable ou une situation exceptionnelle pour le carnet de commandes. On arrive à s’adapter parce qu’il y a dans le droit du travail allemand beaucoup plus de possibilités et de marges de manœuvre accordées aux partenaires sociaux. Tout ce qui peut être fait pour donner plus d’autonomie et plus de responsabilités aux partenaires sociaux au niveau de l’entreprise, nous y sommes favorables. Si sur les grands paramètres que constituent la durée du travail, les salaires, l’emploi, le droit du travail français évolue d’une manière telle que les représentants du personnel et l’employeur peuvent discuter régulièrement pour faire bouger ces paramètres et trouver l’optimum, le meilleur équilibre possible compte tenu de la situation, c’est très bien. Nous encourageons cette piste, et nous la considérons comme efficace économiquement et respectueuse socialement.
Sur la TVA sociale – que je n’appelle jamais TVA sociale mais que je suis obligée d’appeler TVA sociale pour que tout le monde comprenne de quoi on parle –, vous connaissez notre position. Elle consiste à dire : il y a un déficit de compétitivité, ce déficit de compétitivité se décompose en enjeux hors prix, mais aussi en enjeux prix, c’est-à -dire que le coût de production en France est vraiment trop élevé pour être compétitif à l’intérieur de l’Union européenne. C’est vrai pour l’industrie, c’est vrai pour les services ; et ne croyez pas que les services ne sont pas eux aussi soumis à la concurrence. Par conséquent, tout ce que nous pouvons faire pour alléger cette charge, ce coût de production, et de toute façon arrêter son augmentation constante depuis une dizaine d’années, c’est vital au fond pour l’avenir de notre économie. Nous préconisons de baisser les charges patronales et de compenser cette baisse par une augmentation de TVA, en excluant toute augmentation sur les produits de première nécessité et nous préconisons, simultanément, une baisse des cotisations salariales qui serait compensée par une augmentation de la CSG. Nous considérons que ce double mouvement permet d’avoir une approche partagée, un esprit partenaire, d’élaborer un véritable Pacte : l’entreprise est gagnante, le salarié est gagnant. Et, au total, le poids du financement de la Sécurité sociale n’écrase plus, comme c’est le cas aujourd’hui, le travail et est mieux réparti sur l’ensemble des assiettes possibles. Avec ce mécanisme la charge très lourde qui pesait sur le travail écrasera un peu moins le travail puisqu’on répartit une partie de la charge sur d’autres assiettes : la consommation et l’assiette des revenus de la CSG. Sachant que, dans la CSG, n’oubliez pas qu’il y a également les revenus du capital.
Il y a d’autres propositions sur la table. Le gouvernement semble travailler principalement sur une baisse des charges patronales ; uniquement. Ce matin, François Chérèque a proposé une baisse des cotisations patronales, significative, qui serait compensée par une hausse, tout aussi significative de la CSG et une hausse des salaires également significative. C’est une autre proposition.
Ce qui est important pour nous aujourd’hui, c’est que désormais il est admis qu’il y a un enjeu compétitivité-prix. Il est désormais reconnu que le coût de production dans notre pays nous affaiblit tous. A partir de là , il est normal qu’ un certain nombre de scenarios soient débattus, c’est pour nous une formidable nouvelle. On verra ce qui sera retenu à la fin, mais nous sommes confiants et nous pensons que nous sommes sur le point de franchir une étape décisive. Et, pour les entreprises, une étape très porteuse d’espoirs. Je voudrais que chacun mesure, concrètement, pour chaque entreprise, ce que cela veut dire qu’une baisse des coûts de production. Ce sont des possibilités en plus pour investir, pour embaucher, pour augmenter les salaires, pour gagner des appels d’offres, pour être concurrentiel sur l’ensemble du marché unique européen. C’est une perspective nouvelle qui s’ouvre pour beaucoup d’entre nous.
Dernier sujet : il est aujourd’hui tout à fait admis que nous devons aussi préparer une réforme, peut-être structurelle, de notre mécanisme d’assurance-chômage. Dans le débat, figurent des propositions comme des droits rechargeables, la modulation des cotisations selon différents critères. Nous sommes plus que favorables à ce débat et c’est pour cela que nous avons installé un groupe de travail qui est en train de préparer la négociation assurance-chômage qui se tiendra à la fin de l’année prochaine. Dans ce débat, il ne doit y avoir aucun tabou. Sur aucun sujet. Nous avons déjà bien préparé cela, notamment dans la discussion que nous avons eue sur l’emploi des jeunes et quand nous avons insisté sur les enjeux de mobilité, et que nous avons fait un accord spécifique sur le logement des jeunes. Quand nous faisons cela, nous montrons bien que si on veut avancer en matière de flexibilité-sécurité-mobilité et donc efficacité du marché du travail, il faut intégrer tous les paramètres en même temps tellement ils interagissent entre eux : le paramètre de l’offre d’emplois, le paramètre de l’offre de logement, le paramètre de l’offre de formation. Et donc nous espérons aussi qu’à l’occasion du sommet, des pistes pourront être échangées sur le sujet.
Il est possible que d’autres questions soient abordées. Je crois qu’il n’y a pas une question qui ne soit pas finalement objet d’une négociation actuellement en cours ou d’une délibération actuellement en cours aujourd’hui au Medef. J’insiste sur le fait que la négociation sur la modernisation du dialogue social qui aborde à la fois les questions d’information économique mise à disposition des responsables du personnel, de l’évolution des institutions représentatives du personnel – est-ce que nous gardons le système actuel ou est-ce que nous évoluons en matière d’institutions représentatives du personnel pour les différentes entreprises ? – et les modalités de partage de la valeur ajoutée dans l’entreprise : tout ceci est contenu dans la négociation actuellement menée sur la modernisation du dialogue social.
Voilà les différents commentaires que je pouvais faire sur la préparation du Sommet social. J’insiste encore une fois sur les propositions que nous avons faites en matière de POE.
Enfin, nous rappellerons également demain tout ce que nous recommandons vivement pour aider nos TPE et nos PME :
- un taux d’IS réduit pour les entreprises jusqu’à 10 millions d’euros de chiffre d’affaires ;
- la suppression du privilège du Trésor : c’est très important ;
- la non publication aux greffes du tribunal des privilèges Urssaf : dans la situation actuelle, je peux vous dire que, pour un patron de PME, c’est déterminant parce que si vous êtes en situation difficile, si vous avez négocié avec l’Urssaf un étalement de vos paiements mais si ceci est inscrit en clair aux greffes du tribunal et donc change le regard de votre client, de votre fournisseur, cela accentue le danger et vous rentrez dans un cercle vicieux.
- Et puis, la fameuse proposition de zéro charge pour toute nouvelle embauche dans les TPE. Nous sommes persuadés que l’effet très fort de cette mesure sur la création d’emplois, doit vraiment être considérée et qu’il rend le coût de cette mesure tout à fait surmontable car son bénéfice est beaucoup plus grand pour le budget de l’Etat. »
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Publié le 17 janvier 2012.
Lors de sa conférence de presse mensuelle de janvier Laurence Parisot est revenue sur la dégradation de la note de la France par Standard and Poor’s.
« Je voudrais revenir quelques instants sur la note de la France et les agences de notation. Je l’ai dit hier, c’est un électrochoc, c’est sans aucun doute la fin d’une époque mais je crois surtout que ces annonces doivent nous inciter à nous concentrer sur l’économie réelle. Il ne faut pas se tromper entre ce qui a été perçu par chacun vendredi soir et débattu pendant tout un week-end et la réalité de ce qui se passe dans les entreprises. Cette réalité, on peut la résumer par une certaine dégradation des carnets de commandes, en un certain nombre de difficultés de trésorerie. Nous avons de plus en plus de remontées d’informations de nos territoires de ce point-de-vue-là , mais en même temps, nous avons aussi le sentiment que nos entreprises sont en train de s’adapter, renouvellent leurs produits, investissent dans les nouvelles technologies comme jamais, et donc qu’il y a un esprit très combatif et, par définition, très entrepreneurial.
Deuxièmement, toujours sur la note et ses conséquences, – comme je l’ai dit le plus important est de se concentrer sur l’économie réelle – nous avons tous, bien sûr lu les commentaires de Standard and Poor’s. Ils attirent l’attention sur les déficits, la dette et le manque de flexibilité du marché du travail français. Nous n’avons pas attendu Standard and Poor’s pour faire ce diagnostic et pour y remédier. Cela fait maintenant plusieurs années que nous, les partenaires sociaux, nous progressons pour introduire de la flexi-sécurité, je pense notamment à la rupture conventionnelle, et nous continuons ce travail. Il y a actuellement un groupe paritaire qui procède à des auditions d’experts pour préparer une refonte à la fois de l’assurance chômage, de la formation et poser toutes les questions de l’emploi , de l’employabilité et de la mobilité.
Troisièmement, toujours sur les agences et les notes, et le commentaire de Standard and Poor’s. Je crois que nous avons tous été frappés par ce qui a été dit sur l’Europe par Standard and Poor’s. Et notamment, par le fait que Standard and Poor’s critique la diversité des situations, ou plutôt la disparité des situations au sein de l’Union européenne et de la zone euro, regrette cette disparité, tout en, finalement, y contribuant, puisque Standard and Poor’s a tout fait pour, finalement, faire en sorte que les Etats européens aient des notes différentes : la France, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne. Standard and Poor’s regrette les disparités et chercher d’une certaine façon à les renforcer. Il faut faire attention à cela et se demander à chaque instant comment nous pouvons a contrario démontrer et agir pour rappeler sans cesse que nous voulons une unité européenne, que nous allons vers plus d’homogénéité, que nous renforçons la convergence et que nous préparons l’intégration économique. Cela doit vraiment être un objectif affiché, une exigence constante. A partir du moment où l’on a cela à l’esprit, cela implique beaucoup de choses. D’abord, il faut suivre, et je vous demande de nous aider à suivre, les négociations en cours sur la rédaction du Traité dont le principe a été décidé le 9 décembre. Il faut s’assurer que dans ces négociations, on ne recule pas par rapport à l’ambition clairement exprimée le 9 décembre. Il ne faut jamais oublier, et nous l’avons dit, que plus d’une fois, l’Europe a fait preuve de lenteur, de manque d’ambition c’est le fameux « too little, too late » ; il ne faut pas que nous retombions dans cette erreur. Il faut donc avoir pout tout une approche européenne. Je dis bien pour tout. C’est ce que nous demandons aussi sur la taxe sur les transactions financières. Il est évident que sur ce projet, nous devons au minimum nous coordonner entre Londres, Francfort et Paris. Il ne doit pas y avoir de distorsion fiscale entre ces trois grandes places financières.
Quatrièmement, et cela sera mon dernier point sur les agences de notation, sur leur note et leur commentaire, et ce n’est pas le moindre. Ce matin, je note qu’au fond, la France est mieux notée que les Etats-Unis. Ce serait une erreur, évidemment, que de ne regarder qu’une seule agence de notation. C’est comme les intentions de vote, je dois faire un effort pour vous le dire mais il ne faut pas regarder les intentions de vote d’un seul institut de sondage. Si nous ne regardons pas une seule agence de notation, si nous regardons les trois grandes agences, Standard and Poor’s, Moody’s et Fitch, et si nous nous comparons, par exemple aux Etats-Unis, eh bien nous sommes mieux notés aujourd’hui que les Etats-Unis d’Amérique. Nous, la France. Sur Standard and Poor’s, nous avons la même note ; sur Fitch, nous avons, aux Etats-Unis comme en France un AAA avec perspective négative, et sur Moody’s, dans les deux cas, aux Etats-Unis comme en France, la note est attribuée est un AAA, mais en France, avec examen pour perspective stable, alors qu’aux Etats-Unis, c’est avec examen et perspective négative. Donc, au total, ce matin, la France est mieux notée que les Etats-Unis.
Evidemment, tout ceci doit néanmoins nous conduire à poursuivre le travail que j’ai d’ailleurs évoqué et que beaucoup d’acteurs économiques, politiques et sociaux avaient déjà engagé depuis un certain temps. Le Sommet qui va se tenir à l’Elysée demain peut être un moment important pour une nouvelle étape dans ce travail d’adaptation, de réformes structurelles que nous appelons de nos vœux depuis longtemps. »
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